A l’approche des prochaines élections législatives, l’électeur Tangérois se retrouve face à un choix décisif. Tanger n’est plus seulement « la porte de l’Europe ». Aujourd’hui c’est une capitale industrielle, un port mondial, une ville de jeunes, d’universités et d’investissements. Mais cette croissance n’a pas été équitablement répartie.
Et là se pose la question: qui défendra la Tanger sociale sous la coupole du Parlement?

Le Grand Tanger… et le Tanger marginalisé

Tanger Med, la zone franche, les gratte-ciel sur la corniche. C’est l’image qu’on vend au monde.
Mais marche un peu: Maghogha, Bni Makada, Mesnana. Des jeunes sans emploi, des hôpitaux saturés, un logement indécent, et des élèves qui étudient dans des écoles qui n’ont de l’école que le nom.
Le modèle économique actuel a produit de la richesse, mais il n’a pas produit de justice. Et c’est précisément là qu’intervient le rôle de la gauche. Le rôle de celui qui dit: « un développement sans dignité n’est qu’un demi-développement ».

Pourquoi les partis de gauche?

Parce que le programme de la gauche est au fond la réponse aux questions de Tanger aujourd’hui.
uL’État social d’abord: La gauche place l’enseignement public, la santé gratuite et le logement décent en tête des priorités. Dans une ville qui accueille chaque année des milliers de travailleurs et de migrants, on ne peut pas laisser le marché seul réguler le logement, le transport et la santé.
uUn travail digne: Les zones industrielles de Tanger emploient, oui. Mais avec des contrats précaires et des salaires minimums. La gauche défend un code du travail qui protège les jeunes, des syndicats forts, et lie l’investissement à l’emploi local et à la formation professionnelle.
uLibertés et lutte contre la corruption: Tanger est une ville ouverte et plurielle. Historiquement, la gauche a porté le projet des libertés individuelles et collectives, et le combat contre la corruption et la rente. Nous avons besoin de députés qui contrôlent l’argent public, interpellent le gouvernement et légifèrent pour le citoyen, pas pour les lobbys.
uEnvironnement et cadre de vie: Avec toute cette expansion urbaine, qui défend les plages, les montagnes, le droit des habitants à une ville vivable? La gauche est celle qui lie développement et environnement.

Certains disent: « ils se valent tous ». Mais l’expérience parlementaire nous a appris que la composition du Parlement détermine les lois.
Si la voix de la gauche est absente, les voix des chômeurs, des ouvriers, des étudiants, des femmes et des catégories vulnérables disparaîtront aussi du débat législatif.

Élire les candidats de la Gauche à Tanger, ça veut dire 3 choses concrètes:
1. Un Parlement équilibré: Un gouvernement sans opposition forte se transforme en monopole.
2. Des députés de terrain: La plupart des cadres de la gauche à Tanger sont issus des cadres, professeurs, avocats… Ils connaissent le problème sur le terrain.
3. Un projet alternatif: Le vrai changement commence quand il y a un projet de société clair: un État social, une économie productive, et la justice.

Tanger n’a pas seulement besoin de ceux qui applaudissent les grands projets. Elle a besoin de ceux qui demandent: « et quelle est la part du citoyen là-dedans? »
Voter pour les candidats des partis de gauche à Tanger n’est pas un vote « émotionnel ». C’est un vote stratégique pour l’équilibre. Pour qu’il y ait au Parlement ceux qui disent « non » à la rente, et « oui » à l’école publique, et « oui » à un travail digne.
Sans une gauche forte au Parlement, le même modèle continuera: une croissance sans redistribution et des projets sans impact social.
Le jour du vote, Tanger a une opportunité. Soit elle choisit la continuité, soit elle choisit une voix qui place l’humain au cœur du développement.