Espaces jeux et jardins publics
La Hchouma totale!

Tanger Métropole avance avec deux vitesses. Des fois, les citoyens ont même l’impression que le train de développement de la ville est plutôt en mode marche arrière.
L’exemple du réaménagement des jardins publics reste idéal pour la démonstration de cette équation que peu de gens comprennent.
Pourquoi, en effet, les autorités ont réaménagé le parc des jeux du jardin de la Mendoubia en le dotant de matériels neufs et propres, même concernant le sol, mais en même temps, elles ont entièrement oublier  de faire pareil pour le jardin de Ain ktiouet.
Ces autorités diront que le projet des jardins de la Mendoubia fait partie du programme de réhabilitation de l’ancienne Médina et qu’à part le budget réservé à ce programme, la ville n’a pas les moyens pour financer le renouvellement des parcs de jeux de tous ses jardins et espaces verts.
L’alibi est valable. Mais la logique dit le contraire. Au moins, en attendant la rénovation de ces parcs, il faut débarrasser ces jardins de cette ferraille toute rouillée, représentant un grand danger pour les petits qui y jouent toujours. C’est la moindre des choses. Sinon à quoi cela sert-il d’avoir un arrondissement avec un président et des élus qui ne pensent jamais à ces détails là?
A quoi sert l’arrondissement Tanger-ville s’il ne travaille pas sur ces problèmes si graves et les ignores?
L’arrondissement, dont le bureau a fêté sa première année de responsabilité après son élection le 8 septembre 2021, a l’obligation de rendre des comptes concernant cette année de gestion des affaires de cette partie importante de la cité. Tanger-ville est en effet le cœur de Tanger et sa vitrine. Qu’a-t-il été fait pour améliorer son image? Rien de très spécial, ni spectaculaire.

Propreté, trottoirs cassés, éclairage public défaillant, vendeurs ambulants…


Le programme Tanger métropole dans son volet relatif au réaménagement de l’ancienne Médina est un dossier géré par la Wilaya et financé en grande partie par ses principaux partenaires, à savoir l’ADPN et la société gérant le port Tanger-Ville.
La contribution de l’arrondissement comme celle de la mairie se limite à une participation budgétaire, elle-même en partie décidée par le ministère de l’intérieur. Soit la Wilaya.
Alors, à quoi sert cet arrondissement et quelles sont ses propres missions?
Que font ses responsables élus pour résoudre les problèmes de la saleté du centre-ville et des quartiers constituant son périmètre territorial ? Absolument rien. La ville est plus que jamais sale et nauséabonde.
Pas mal d’artères, avenues et rues sont sans éclairage public. Le commerce ambulant et informel a pris en otage la majorité des quartiers… Quoi encore? Finalement là où on va, il existe un grave problème à résoudre et une absence totale des responsables qui ont l’obligation de le faire.
Ont-ils des difficultés à avoir les budgets pour pouvoir travailler? Si c’est le cas, ils n’ont qu’à publier des communiqués pour exprimer leur désarroi, ou organiser des conférences de presse pour passer leurs messages à qui veut les entendre. Ou carrément démissionner s’ils sont sûrs que cette dramatique situation ne va pas changer, et moins encore s’améliorer.
Mais se contenter du même style antérieur, de la même manière de faire, d’être uniquement présents sur les réseaux sociaux montrant que tout va bien… cette manière est inefficace et les électeurs ne vont pas la pardonner quand arrivera le moment de s’exprimer.
S’il existe une intelligence dans la gestion de cet arrondissement, elle doit être manifestée maintenant, au moins par la réalisation d’un seul projet qui fera briller de nouveau cette vitrine de la ville appelée Tanja-Al Madina.
A la veille des dernières élections communales, le PJD qui contrôlait les 4 arrondissements de Tanger, n’avait trouvé aucun motif pour encourager les Tangérois à aller voter pour lui en masse.
L’astuce et le mensonge utilisés était de dire que les projets du programme Tanger métropole étaient les leurs. Ils se sont ainsi suicidés pour toujours.
Peut-être que comme réponse, les responsables de l’arrondissement Tanger-ville diront que la gestion des jardins, des trottoirs, la lutte contre le commerce ambulant, l’éclairage public, ne fait pas partie de leur ressort et que c’est la mission de la commune urbaine.
C’est cas cités ne sont que des exemples parmi bien d’autres. L’important est que vous êtes complètement absents!