Chers lecteurs, chères lectrices,
Dans les deux premières parties, nous avons exploré ce qui peut se cacher derrière la compétition »: le besoin de reconnaissance, la peur de ne pas être à la hauteur, le besoin de prouver sa valeur… mais aussi cette tendance naturelle à nous comparer aux autres.
Pourtant, être compétitif n’est pas nécessairement négatif.
La question est plutôt de savoir ce que nous faisons de notre compétitivité.
Elle peut devenir une source d’énergie lorsqu’elle nous pousse à apprendre, à nous dépasser, à développer nos talents et à donner le meilleur de nous-mêmes. Mais elle peut aussi devenir destructrice lorsqu’elle nous conduit à dévaloriser l’autre, à vouloir constamment le dépasser ou à considérer sa réussite comme une menace pour la nôtre.
C’est ici que l’art du care prend tout son sens.
Prendre soin de soi, c’est aussi apprendre à reconnaître sa propre valeur sans avoir besoin de la mesurer en permanence à celle des autres.
Et prendre soin des autres, c’est comprendre que leur réussite ne diminue en rien la nôtre.
Nous pouvons être ambitieux sans écraser.
Nous pouvons vouloir réussir sans vouloir voir l’autre échouer.
Nous pouvons nous dépasser tout en encourageant ceux qui nous entourent à se dépasser eux aussi.
Finalement, la véritable compétitivité ne serait-elle pas celle qui nous permet de devenir une meilleure version de nous-mêmes, tout en contribuant à faire grandir les autres ?
Car dans une société où chacun cherche parfois à être devant, il est peut-être temps de redécouvrir la puissance du «avec» plutôt que du «contre».
La concurrence peut nous pousser à avancer.
Mais la complémentarité peut nous emmener beaucoup plus loin.
Alors, la prochaine fois que vous vous surprendrez à vous comparer à quelqu’un, posez-vous simplement cette question:
«Est-ce que je cherche à être meilleur que lui… ou simplement à devenir meilleur que moi-même ?»
Peut-être que la plus belle victoire n’est pas de dépasser quelqu’un.
C’est de ne plus avoir besoin de le faire pour savoir quelle est notre valeur.
À vos réflexions…
Fin…
Par Dr Mariam Bendriss






















