A quelques mètres de la porte de l’école primaire Berchet, à Tanger, le danger est suspendu. Depuis plusieurs jours, un câble électrique d’un poteau d’éclairage public pend dangereusement au-dessus du trottoir emprunté chaque matin par des centaines de petits élèves. Fil dénudé, à hauteur d’enfant, sous la pluie ou au contact d’un cartable, le risque d’électrocution est réel.
Les parents d’élèves tirent la sonnette d’alarme. Des signalements ont été faits. Mais la société responsable de la maintenance ne s’est toujours pas déplacée. « On a l’impression qu’il faut attendre un accident pour qu’on bouge », lâche une mère qui accompagne ses deux enfants. Le temps presse: l’école est pleine, les enfants sortent seuls, courent, jouent. Un faux pas suffit.
Et comme si cela ne suffisait pas, le même espace est devenu invivable pour les riverains à cause d’une autre nuisance: les pigeons. L’arbre et le muret juste à côté du poteau sont pris d’assaut. Les déjections s’accumulent sur les trottoirs, les murs et même devant la grille de l’école. Odeurs, saleté, risques sanitaires… Le voisinage n’en peut plus.
Entre un danger immédiat avec ce câble électrique et une insalubrité qui dure, les habitants demandent une intervention urgente. La sécurité des enfants n’attend pas. Il est temps que les services communaux et la société délégataire fassent le nécessaire avant qu’il ne soit trop tard.

























