Mardi dernier, vers midi, sur la route entre les grottes d’Hercule et la place des chameaux, à Achakkar, en retournant en bus scolaire de l’usine de Coca-Cola, des élèves étaient témoins de l’abattage des chiens errants. Ils les ont vu mourrir dans une marrée de sang. La scène était des plus cruelle. Une cruauté inutile.
Des dizaines de chiens sont ainsi abattus, périodiquement, par des gens qui ont perdu leur côté humain, mais qui n’ont rien non plus du côté animal. Ni la fidélité, ni l’amour inconditionnel et moins encore le respect. Ce sont des bêtes féroces, des criminels.
En attendant d’aménager le foyer qui devait les héberger le temps de les vacciner et de les stériliser, l’ordre a été donné pour abattre le plus grand nombre de chiens errants à Tanger. L’objectif est clair: s’en débarrasser définitivement et réduire ainsi leur nombre en attendant des solutions plus clémentes qui ne sont jamais appliquées.
Sûrement, dans la tête de ces responsables, qui donnent les ordres pour passer à la “Matanza”, tuer ces pauvres chiens coûte moins cher que de les vacciner et trouver les moyens efficaces pour les protéger.
Certes le nombre des chiens errants et des chats aussi a augmenté d’une manière vertigineuse qui nécessite une réaction rapide des autorités. Mais les chasser pour les tuer n’est pas la bonne solution. C’est du carnage, une boucherie et un massacre qu’il faut dénoncer fortement et stopper.
Imaginons ces pauvres écoliers de retour d’une visite organisée par leur établissement, enthousiastes et contents, mais qui se retrouvent face à une scène d’une cruauté sans limite, difficile même à imaginer. Ces petits, qui adorent naturellement les chiens, les voient massacrés. Une scène impossible à oublier. Ces enfants sont tous sous le choque.
Faut-il rappeler que la Wilaya et les quatre arrondissements, en partenariat avec différents intervenants, a relancé dernièrement le projet de. l’hébergement des chiens errants dans une réserve de 4 hectares, située à Beni Makada, dans le but de les vacciner contre la rage et les doter de puces permettant de les contrôler périodiquement.
Par ces techniques, ces animaux seront épargnés des exécutions massives par balles ou par poison.
Malheureusement, il y a encore de l’exécution à la place de la protection.
A rappeler aussi que pour réussir ce projet, les autorités avaient indiqué posséder un financement de 5 MDH, budget assuré par le ministère de l’intérieur qui est à l’origine de cette campagne à Tanger et dans d’autres villes du Maroc.
Ce projet est le fruit d’une convention signée en 2019 par le ministère de l’intérieur, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et le Conseil national de l’Ordre des vétérinaires du Maroc (OVM).