Vendredi 3 avril, un jeune garçon souffrant de problèmes cardiaques a perdu la vie à la sortie de l’école. Il avait toutes les chances d’être sauvé si l’établissement possédait un défibrillateur
Cet appareil, simple à utiliser, sert à sauver une vie en cas d’arrêt cardiaque en envoyant un choc électrique contrôlé au cœur pour rétablir un rythme normal. Il analyse le cœur, guide l’utilisateur vocalement et ne délivre une décharge que si nécessaire, augmentant ainsi considérablement les chances de survie avant l’arrivée des secours. Malheureusement, à Tanger, aucun établissement ne le possède. Ni les établissements scolaires, ni les moyens de transport comme les bus et les trains, ni les clubs de sport et les terrains, ni aucune administration.
Apparu dans les années 90 et disposé dans les lieux publics, le défibrillateur est par exemple utilisable en France depuis 2007. Cela veut dire que le Maroc a 20 ans de retard dans ce domaine. Vingt ans de vies perdues qu’on pouvait scientifiquement bien récupérer.
L’objectif de ces appareils est de traiter en urgence un arrêt cardiaque dû à une arythmie ventriculaire, en réduisant le délai entre le début et la fin de l’arythmie.
Le premier défibrillateur cardiaque implantable a été mis au point en 1970. Les premières publications montrant sa faisabilité datent de 1980, et la première étude démontrant son efficacité dans la prévention de la mort subite, de 1996.