On s’attendait à un exploit, à un projet redonnant valeur à un bâtiment historique et lui assurant une nouvelle vie davantage intéressante, mais Plaza de Toros de Tanger a eu une naissance difficile pour ne pas dire presque une mort subite.
Mais que se passe-t-il aux arènes de Tanger et pourquoi ce bâtiment n’a-t-il toujours pas été ouvert au public?.

La réponse est simple: comme concernant tous les bâtiments gérés par le ministère de la culture, la bibliothèque Iqrae par exemple, ce département n’a pas les moyens humains et financiers pour lancer ces projets. Au fond, en matière de programmations artistiques et culturelles, les idées ne manquent pas. Le bâtiment des arènes, dans sa forme peut abriter des fêtes, des concerts, des pièces de théâtre, des défilés de mode et même des expositions. Mais le ministère ne possède ni les budgets, ni les animateurs pour gérer une programmation annuelle de telle envergure.
Résultat: La Plaza de Toros est fermée après un projet de réaménagement bien réussi par l’Agence de Développement du Nord . Un réaménagement malheureusement mitigé puisqu’il a été modifié à la dernière minute, imposant l’annulation de l’idée de faire aussi de ce lieu un espace commercial et de loisirs, ressemblant (un peu) à la Plaza de Toros de Barcelona qui assure depuis sa rénovation des centaines d’emplois directs et des millions d’euros aux commerçants et à la caisse de la ville.
Aujourd’hui le bâtiment des arènes de Tanger est toujours fermé et les seuls qui profitent de cette situation sont les gardiens des deux parkings aménagés à côté.