La situation, politiquement très particulière, de la ville occupée de Sebta ne doit en aucun cas avoir des répercussions négatives sur des milliers de personnes qui traversent la frontière. Qu’ils soient Marocains, Espagnols ou portant d’autres nationalités, ces voyageurs n’ont pas à payer les frais d’une quelconque discorde entre les deux pays qui se déclarent à chaque occasion être de bons voisins et amis.
Les médias espagnols ont rapporté que le poste frontière de Bab Sebta a été fortement congestionné depuis lundi matin, provoquant une quasi-paralysie du trafic en direction de Sebta.
Le journal El Faro de Ceuta a indiqué que des centaines de personnes se sont retrouvées bloquées dans des files d’attente s’étendant sur des kilomètres du côté marocain de la frontière, en raison de l’afflux de voyageurs rentrant du week-end férié marquant la fin du Ramadan.
Selon la même source, un sentiment de frustration règne parmi les personnes traversant la frontière, en voiture comme à pied, face à la lenteur extrême des contrôles et des procédures de passage. Des témoins ont déclaré au journal que les files d’attente restaient inchangées depuis plusieurs heures, sans qu’aucune information officielle ne soit fournie quant aux raisons de ces retards.
Les personnes concernées ont critiqué ce qu’elles considèrent comme un manque de coordination et de mesures proactives de la part des autorités frontalières, d’autant plus que cette période de l’année est généralement synonyme de forte affluence.
Le journal a souligné que des familles et des enfants étaient contraints d’attendre en plein soleil dans des conditions difficiles.
Il convient de noter que la surpopulation au point de passage est devenue un phénomène récurrent, lié aux fêtes religieuses et aux congés officiels, ainsi qu’à la période de l’opération «Marhaba». Ceci relance les appels à la modernisation des mécanismes de gestion des flux de passagers afin d’éviter que de telles scènes de chaos à la frontière ne se reproduisent.
Le contrôle douanier est au centre des débats
Tout le monde s’interroge sur les vraies raisons qui font que les autorités marocaines n’utilisent pas un scanner pour rendre plus rapide les fouilles et les contrôles des marchandises et des bagages à la frontière de Bab Sebta.
Ces appareils sont bien utilisés au port de Tanger-Ville et celui de Tanger-Med réduisant le temps des contrôles et facilitant bien la tâche des douaniers.
A la frontière de Bab Sebta, utilisant un long tournevis, un agent peut passer jusqu’à une heure pour fouiller un véhicule. Une simple voiture transportant peu de bagages. D’où la colère des autres voyageurs obligés d’attendre plusieurs heures pour passer cette frontière.
Souvent, de l’autre côté de la même frontière, les agents de la douane espagnole utilisent la même méthode archaïque de fouille. Le même système. Ce qui multiplie le temps d’attente de chaque véhicule.
Parfois aussi, tard le soir ou très tôt le matin, on retrouve une dizaine de voitures particulières devant un passage frontalier fermé durant des heures sans aucune présence des autorités responsables pour informer les voyageurs de l’heure du passage. Et ce n’est pas logique!.

























