En 2025, Tanger a enregistré le décès de 114 personnes dans 5556 accidents de la circulation routière. Les accidents enregistrés durant le premier semestre de 2026 montrent que ces statistiques seront sûrement dépassées…
Dans les commentaires montrant son indignation face aux nombreux accidents mortels de la circulation routière qui ont secoué la ville durant les derniers jours, l’opinion publique Tangéroise s’attaque désormais plus à « l’inefficacité » de la police dans sa mission de réorganiser ce secteur en protégeant les piétons, qu’aux fous conducteurs de véhicules et de motos, responsables de ces atroces accidents.
Sur les réseaux sociaux, dans les cafés, les marchés et même chez-eux, les gens estiment que la gravité de cette situation est due à l’absence de sévérité et de rigueur chez l’administration responsable, à savoir la sûreté nationale.
Les réglementations cadrant la circulation routière existent et sont très suffisantes pour réorganiser ce secteur, mais, paradoxalement, leur application manque de rigueur, de sévérité et de fermeté.
Le nombre élevé d’accidents de la route à Tanger s’explique par une combinaison de facteurs humains et infrastructurels: vitesse excessive, non-respect du code de la route, recrudescence dangereuse des deux-roues (souvent sans casque), ainsi que des infrastructures inadaptées ou mal signalées.
Le comportement à risque est le facteur principal. En effet, l’excès de vitesse est la cause majeure, aggravée par une conduite imprudente et la consommation d’alcool ou de stupéfiants. Le non-port du casque par les motards est également un facteur critique. La multiplication des motos et scooters, souvent impliqués dans des accidents graves, contribue fortement à la hausse de la mortalité.
L’inadvertance des conducteurs/piétons, le non-respect des stops et feux rouges, et l’excès de vitesse très souvent hallucinant posent aujourd’hui un grave problème. En revanche, tout le monde se demande pourquoi la police n’a toujours pas décidé de réagir fermement et très sévèrement pour réduire au maximum ces menaces. Les anéantir définitivement. Les accidents de la circulation font plus de victimes qu’une guerre. C’est ce que répète tout le monde et ce scénario doit cesser d’exister.
Par Abdeslam Reddam
























