Bien que la vie à Tanger semble belle sur plusieurs niveaux, les populations locales continuent d’être gênées par le grave problème de la saleté de la ville. Un handicap que les deux sociétés chargées du secteur de la propreté n’arrivent pas à dominer.
Certes les quartiers de Tanger tous azimut font face à ces centaines de personnes qui vivent de la collecte des déchets solides, les objets en plastique et en carton, qu’ils sélectionnent dans les poubelles pour les revendre. Ce sont en effet de grands pollueurs. Certes aussi qu’il existe une catégorie de citoyens qui n’arrivent toujours pas à comprendre l’intérêt de déposer leurs déchets le soir et que ces ordures soient mises dans des sacs poubelle bien fermés.
A cause de cette activité, les endroits où sont installés les bacs de poubelles deviennent une petite décharge à part. D’où cette odeur nauséabonde que les gens sentent un peu partout. C’est pourquoi, il est devenu obligatoire que les deux sociétés chargées de ce secteur investissent dans des bacs enfouis dans le sol au lieu des bacs poubelles traditionnels dont la majorité est cassée et se trouve dans un état déplorable.
En effet, la commune est appelée à exiger la disparition des bacs poubelles traditionnels qui sont devenus la première source de la saleté dans les quartiers de Tanger.
Les sociétés ARMA et MECOMAR doivent investir dans des bacs plus grands et impossible à renverser ou dans des bacs enfouis dans le sol, qui restent la meilleure solution.
Autre point essentiel. Les mêmes sociétés négligent trop les opérations de nettoyage des bacs et du sol où ils sont installés. Résultat: les odeurs sont de plus en plus fortes, insupportables et existent presque partout dans la ville.
Il n’est pas normal qu’une ville comme Tanger qui se réorganise à tous les niveaux pour séduire les touristes et les investisseurs, soit incapable de trouver des solutions efficaces au problème de la saleté de ses quartiers.
Il n’est, en effet, pas normal que les gens sentent des odeurs nauséabondes dans les principales avenues et rues centriques, passent devant des déchets qui n’ont pas été ramassés depuis des jours dans une rue faisant partie du circuit touristique local, ou sur des plages abandonnées depuis la saison d’été sans que les deux sociétés ne réagissent pour les nettoyer périodiquement.
Les photos d’illustration montrent ce mauvais exemple d’une gestion totalement défaillante.
Il s’agit de la zone occupée par la société ARMA, où juste en face des arènes (Plaza de Toros) l’entreprise a tout récemment aménagé deux bacs poubelles enfouis sous le sol tout en gardant à côté trois bacs poubelles traditionnels. Résultat: un vrai désastre.
Quelques mètres plus loin, à la rue Ibn Ayyach, au quartier Nezaha, la même société a complètement « oublié » de changer un bac poubelles aux roues cassées depuis plus de deux ans et dont l’état déplorable indique qu’il reste un énorme travail à faire pour que enfin les Tangérois puissent vivre dans une ville propre.
Le 15 septembre est la journée internationale du nettoyage !
A.R.