On en parle souvent comme d’un super-pouvoir moderne, mais la résilience est bien plus qu’un mot à la mode. C’est l’art de rebondir sans se rompre. C’est aussi cette capacité silencieuse, presque organique, à traverser l’orage sans laisser le navire sombrer.
Contrairement à une idée reçue, la résilience n’est pas simplement de la «résistance». Résister, c’est s’opposer à une force jusqu’à ce que l’un des deux cède. La résilience, elle, s’apparente davantage à la physique des matériaux: c’est la capacité d’un corps à absorber un choc, à retrouver sa forme initiale — ou, mieux encore, à en inventer une nouvelle.
Le premier pilier de la résilience n’est pas l’action effrénée, mais l’acceptation. Accepter ne signifie pas baisser les bras ni valider une situation injuste. C’est reconnaître la réalité telle qu’elle est aujourd’hui, et non telle que nous voudrions qu’elle soit. C’est à partir de cette lucidité que peut commencer la reconstruction.
Chers lecteurs, nous verrons dans la prochaine chronique ce qui permet à certaines personnes de rebondir avec plus de facilité.
«Le monde nous brise tous, et ensuite, beaucoup sont forts aux endroits brisés».
Ernest Hemingway.
À suivre

























