Il est le dramaturge qui porte la question des droits humains comme en témoigne sa pièce théâtrale Lalla Jemila qui retrace la condition des femmes marocaines à travers l’histoire moderne. 
Il est le chantre de la mémoire Tangéroise à travers des personnages qui portent le mal-être du quotidien tout en esquissant le rêve d’un Tanger flamboyant à travers le monde.
Il est ce Tangérois amis des hommes et femmes de lettres tangérois du monde, amis des Tangérois lambda, affable avec tous, y compris ses détracteurs. 
Il n’ a plus besoin d’être présenté en tant qu’homme de lettres.
Aussi prendrai-je sur moi de le présenter comme L’HOMME DE L’ANNEE 2023.
L’homme de l’année, ainsi que LA FEMME DE L’ANNÉE, sont choisis pour avoir accompli une initiative collective dont les retombées bénéficient à une large communauté et aussi pour porter des valeurs qui participent au développement durable, y compris humain.
Ainsi, Zoubeir  Ben Bouchta a réussi le défi de donner vie à des anciens écuries de Dar Mekhzen transformées durant un laps de temps en lieu de l’artisanat avant de sombrer dans l’oubli tout au long d’une quarantaine d’années.  Transformées en projet pilote d’un théâtre de proximité portant le nom de Riad Sultan, ce haut lieu de l’identité culturelle de Tanger rongé est sauvé de la décrépitude qui pesait de toute son ombre sur un lieu encore plus vaste et néanmoins regorgeant d’histoire : la Kasbah. 
RIAD SULTAN est aujourd’hui le Phénix qui, en renaissant de ses cendres, a pu dynamiser le quartier et drainer des talents du monde entier pour illustrer ce  brassage culturel qui est le génie de la ville de Tanger. Désormais, la culture est à la portée de tous et la population de  Tanger est non seulement partie prenante de cette initiative mais elle revendique la démocratisation de la culture comme un pilier du développement de sa région.
Sans le soutien des institutions de la ville, en premier lieu la Wilaya, la Région TTA, le ministère de la Culture, la commune de Tanger et l’APDN, ce rêve aurait été irréalisable, comme d’aucuns pessimistes le disaient. Mais ce rêve, le nôtre, s’est concretisé grâce à la persévérance d’un homme, zoubeir BEN BOUCHTA.
La persévérance n’est pas la seule qualité de Zoubeir. Son sens de la responsabilité, de la justice, de la solidarité. Ces qualités qu’il exerce, aussi bien dans l’espace public que privé, font de lui un leader de la  » masculinité positive « . Ce concept nouveau qui renvoie au partage des rôles, de la responsabilité, des ressources n’a jamais été inconnu ou même méconnu des hommes Tangérois mais quand il s’exprime dans le privé comme dans le public, il se transforme en comportement exemplaire. Un comportement désormais important dans une entreprise sociale comme dans la famille.
Une année nouvelle s’ouvre à nous et la souhaitons pleine d’initiatives collectives menées par des leaders, hommes et femmes de la Région et du Maroc.

Chamsddoha Boraki