Heureusement que le Maroc organise la coupe du monde de 2030, car cet événement international aidera Tanger (et les autres grandes villes du royaume) à se doter d’infrastructures super modernes et sophistiquées.
Parmi les projets tant attendus, le plus important concernera le secteur du transport urbain. Une révolution sur les routes de Tanger.

Dans notre ville, le transport urbain fait face à des défis significatifs. Il s’agit notamment la congestion routière et la pollution. Actuellement le manque d’infrastructures efficaces et la croissance rapide de la population contribuent à ces problèmes. Pour remédier à cela, les autorités locales envisagent un plan ambitieux de développement du transport urbain d’ici à 2030.
Une des solutions clés consiste à investir dans des systèmes de transport en commun modernes, tels que le tramway et le bus à haut niveau de service. Ces modes de transport sont conçus pour améliorer la fluidité du trafic et réduire la dépendance à la voiture individuelle. Des projets d’installation du réseau de tramway et d’extension de la flotte de bus sont déjà en cours pour offrir des alternatives de déplacement plus durables.
Par ailleurs, la promotion de la mobilité électrique constitue un volet essentiel de la transition vers un transport plus écologique. L’introduction de véhicules électriques dans les transports en commun ainsi que le déploiement de bornes de recharge contribueront à atténuer les problèmes liés à la pollution atmosphérique.
Faut-il rappeler que les initiatives de planification urbaine durable jouent également un rôle crucial dans la création de zones piétonnes, de pistes cyclables et de parcs de stationnement incitatifs. Ces aménagements visent à encourager des modes de déplacement plus respectueux de l’environnement et à rendre la ville plus conviviale.
L’une des zones piétonnes envisagées par les autorités locales serait prévue à partir de la rue de la liberté en direction de la zone de Fendaq Cherja et le retour vers la place du grand Socco.
Néanmoins, ces projets ne sont pas sans défis, notamment en termes de financement et de coordination entre les différentes parties prenantes. Les résidents de Tanger devront également s’adapter aux changements, avec des campagnes de sensibilisation et d’éducation nécessaires pour encourager l’adoption des nouvelles pratiques de mobilité.
La transition vers la mobilité électrique est un autre aspect crucial de cet important plan de développement. L’introduction de bus  électriques ainsi que la mise en place de stations de recharge contribueront à atténuer les émissions de gaz à effet de serre et à améliorer la qualité de l’air. Les incitations fiscales et les programmes de sensibilisation sont également envisagés pour encourager les citoyens à adopter des véhicules électriques.
En ce qui concerne l’urbanisme, la création de zones piétonnes et de pistes cyclables vise à promouvoir des modes de déplacement alternatifs. Des espaces verts et des parcs de stationnement incitatifs sont également prévus pour encourager l’utilisation du transport en commun.
Cependant, ces initiatives nécessitent une coordination étroite entre les autorités locales, les entreprises privées et la communauté. La sensibilisation des populations locales jouera un rôle essentiel dans la réussite de ces projets, en encourageant les changements de comportement et en faisant participer activement les citoyens à la transition vers des solutions de transport plus durables.
En résumé, le développement du transport urbain à Tanger d’ici à 2030 s’articule autour de solutions innovantes visant à résoudre les problèmes de congestion et de pollution. Les investissements dans des infrastructures modernes, la promotion de la mobilité électrique et la mise en place de zones urbaines durables sont autant d’aspects cruciaux pour créer une ville plus accessible, durable et agréable à vivre.


Ces problèmes de la circulation routière qui bloquent la ville
La congestion routière à Tanger est devenue l’un des défis majeurs qui entravent la mobilité quotidienne des habitants. Les rues surchargées de véhicules contribuent à des embouteillages fréquents, entraînant des retards importants pour les usagers de la route. Ce problème est exacerbé par la croissance rapide de la population et l’augmentation du nombre de véhicules privés, créant une pression constante sur les infrastructures existantes.
Un autre facteur clé contribuant aux problèmes de circulation est l’insuffisance des infrastructures routières. Les routes étroites et les intersections mal conçues rendent difficile la fluidité du trafic, et l’absence de voies dédiées pour les transports en commun aggrave la congestion. Le développement du réseau routier n’a pas suivi le rythme de l’urbanisation rapide, créant ainsi des points de congestion critiques.
Aussi, la dépendance généralisée à la voiture individuelle est un obstacle majeur à la résolution de la congestion. Les incitations à utiliser des modes de transport alternatifs sont limitées, et le manque d’options efficaces de transport en commun pousse de nombreux citoyens à opter pour la voiture privée. Cela contribue à la saturation des routes et à une utilisation inefficace de l’espace urbain.
L’idéal est d’en finir avec les embouteillages provoqués spécialement au moment des sorties des écoles ou durant les journées et les soirs d’été. En effet, cette congestion routière a des répercussions significatives sur l’environnement et la qualité de vie des habitants et même des touristes. Les émissions de gaz à effet de serre provenant des véhicules en attente dans les embouteillages contribuent à la pollution atmosphérique. De plus, les temps de trajet prolongés affectent négativement le bien-être des citoyens et ont des implications économiques en termes de productivité et de coûts de déplacement.
A.R.