Khadija Bouabaidi et la Crèche des enfants abandonnés de Tanger, c’est une longue histoire d’amour et de sacrifices.
Invitée par une amie, elle avait découvert cette crèche et ces enfants il y a plus de trente ans et depuis elle ne l’a presque jamais quitté.
Donatrice, durant les premières années, elle avait énormément soutenu le comité dirigeant, jusqu’au jour où elle avait pris conscience de l’importance d’adhérer au bureau de cette noble association qui l’a élue comme présidente.
Dans le reportage vidéo que vous pouvez voir sur https://www.facebook.com/depeche24/videos/1511492262739344, Mme Khadija Bouabaidi raconte cette très belle aventure, avec ses hauts et ses bas, ses moments de joie et ses instants difficiles. Une histoire merveilleuse vécue au quotidien dans une crèche que tout le monde doit soutenir pour lui garantir la continuité et la réalisation de tous ces nobles objectifs.
En effet, après que Khadija Bouabaidi ait pu offrir un nouveau bâtiment abritant aujourd’hui plus de 60 enfants, la présidente fonce sur son second grand rêve de construire un autre bâtiment pour y loger les enfants souffrant d’handicap mental. Le plus grand est âgé de 25 ans et le plus petit a 6 mois. Ces enfants ont véritablement besoin d’une prise en charge spéciale dans un bâtiment qui leur soit aménagé de manière à ce qu’ils soient mieux traités.
La réalisation de ce projet, qui sera bâti sur le même terrain où se trouve le magnifique bâtiment de la Crèche, nécessite le soutien de tout le monde. Donateurs, institutions et administrations locales et territoriales…
L’idéal, aussi, comme le dit Khadija Bouabaidi, est de pouvoir, un jour, avoir un autre terrain, où elle créera des projets à caractère lucratifs assurant des revenus permettant de garantir une partie des budgets dont a besoin cette association.
46 personnes travaillent actuellement dans la Crèche des enfants abandonnés de Tanger, cela représente une masse salariale annuelle de 2.700,00 DH, contre un budget de 3,700,00 DH, dont 1,2 MDH comme soutien institutionnel (à peine!).
Reste encore un petit souci à résoudre. Sachant que quand un enfant est pris en charge par une famille, il libère une place à un autre enfant, il serait bénéfique pour l’association que les procédures administratives de l’établissement de la Kafala, se fassent dans des délais courts et sans trop de complications. Or, souvent, ce n’est pas le cas. Des fois, une procédure de prise en charge peut durer plusieurs mois et s’effectue trop lentement, ce qui fatigue à la fois l’association et les familles qui adoptent ces enfants. Une meilleure souplesse au niveau des administrations responsables serait donc la bienvenue.
A. REDDAM