Après avoir identifié 4 foyers de contamination du nouveau variant Delata à Casablanca et Kenitra, les autorités sanitaires marocaines sont engagées dans une véritable course contre la montre pour affronter le nouveau variant.
Cet état d’alerte lancé par les autorités intervient immédiatement après la diffusion des pionniers des médias sociaux l’émergence de 3 foyers de contamination du variant indien dit Delta à Casablanca, et un quatrième dans la ville de Kénitra, chose  qui a été confirmée par le professeur Moulay Saïd Afif, membre du Comité scientifique des médias.
Dans ce contexte, les autorités marocaines font face à un défi majeur qui menace de transférer le virus d’une ville à une autre et de former des foyers de contamination au sein des familles et des quartiers populaires, à savoir les déplacements secrets d’un groupe de personnes entre différents régions et villes en voitures et en bus, depuis la déclaration de la levée de l’état d’urgence sanitaire.
Dans la ville de Tanger, la fréquentation croissante des plages et des autres espaces touristiques et récréatifs qui caractérisent la saison estivale implique une hausse de la demande à l’égard du transports en commun à certaines périodes. De nombreux Tangérois, par conséquent, se trouvent dans l’obligation d’utiliser les véhicules du transport clandestin, qui continuent à circuler en entassant les voyageurs sans tenir compte de la situation épidémiologique que traverse le pays. Ces voitures circulent en toute liberté sans que personne n’intervienne pour les arrêter et décider des sanctions légales contre leurs propriétaires contrevenants.
Réfléchir à des solutions alternatives pour développer et améliorer les services de transport urbain dans la ville de Tanger est devenu, selon certains acteurs des affaires publiques locales, d’une grande importance.
Etant donné des conditions sanitaires actuelles et des contraintes que pourrait affronter la commune urbaine de Tanger pour créer  des lignes de « tramway » dans la ville, une augmentation du parc de taxis ou une délégation de la gestion du secteur à une autre société du transport urbain,  devient une alternative primordiale.

Un certain nombre de chauffeurs de grands taxis, notamment, dénoncent l’accroissement des activité des véhicules de transport clandestin, qui reste pour eux une activité contraire à la légitimité légale et aux bonnes mœurs. Ils soulignent que le chauffeur de taxi est appelé à respecter un ensemble d’obligations, et en particulier celle d’assurer le confort et la sécurité des passagers, ne pas dépasser un nombre déterminé de passagers, préparer son véhicule selon des règles prévues par des autorités compétentes sans oublier qu’il est obligé à payer diverses taxes imposées. Par contre, les professionnels du transport clandestin utilisent dans La plupart des cas, des vieilles véhicules ayant plus de trente ans de service, ne répondent à aucune condition d’hygiène et de sécurité, et ils dépasse, en plus, la capacité maximale de passagers.
A rappeler qu’après l’enregistrement, par le système de vigilance génomique au Maroc, de la contamination d’un ensemble de cas par le  virus «SARS Cov », dont 43 cas touchés par le « delta mutant”  dans quatre régions, dont le nord fait partie, le  ministère de la santé avait publié mercredi soir un communiqué, dans lequel il met en garde contre une chute éventuelle. Le ministère a également exhorté les citoyennes et citoyennes à ne pas sous-estimer cette menace pour le Royaume, notamment après l’émergence de cas contaminés par le nouveau variant Pour pouvoir éviter de recourir à des procédures strictes.
Le communiqué souligne que pour la deuxième semaine consécutive, le Système national de surveillance épidémiologique et de vigilance a enregistré une augmentation accélérée du nombre de nouveaux cas confirmés de (Covid-19), ainsi qu’une augmentation du nombre de cas critiques, ce qui laisse présager un nouveau recul épidémiologique en cas de persistance de l’indifférence et de l’imprudence des citoyens et de leur non-respect des mesures de prévention.

Mohamed Sebbah ( Traducteur stagiaire)