Début janvier dernier, un reportage sur Oued Souani avait tirer l’alarme sur une situation qui ne devait jamais exister dans une ville de la taille de Tanger. Un Oued ouvert au ciel qui traverse plusieurs quartiers jusqu’à arriver à la plage, dans la zone de Malabata.
Petit rappel pour rafraîchir la mémoire des responsables du deuxième pôle économique du Royaume:
« …Route de Rabat, petit pont donnant accès au quartier « Mouaddifine », une partie de Oued Souani est encore ouverte au ciel.
Tout Tanger connaît cette zone où d’importants efforts ont été faits pour transformer ce qui était jadis un petit bois très dangereux, en zone verte plus sécurisée.
Sauf que là, la sécurité n’est toujours pas assurée entièrement. Cette partie de Oued Souani est un piège très dangereux, pouvant même être mortel.
En effet, en plus des moustiques qui trouvent dans ce Oued et dans le gazon un nid exceptionnel, il y a ce facteur « accident » qui s’est produit plusieurs fois.
Nombre de voitures circulant à grande vitesse ont fini leur malheureuse course dans ce gouffre. Des petits taxis notamment, faisant des blessés graves….
…Le seul point noir existant encore dans le centre-ville est cette partie de Oued Souani, certes pas très grande en longueur mais très néfaste sur le plan environnemental, et surtout très dangereuse. Tout l’espoir des habitants de cette zone est de voir réagir rapidement les responsables des départements concernés pour couvrir cette partie du Oued, ou au moins y construire un petit mur protégeant les citoyens et les véhicules…
Quatre mois après la publication de cet article, lu par les responsables chargés de la gestion de la ville, à la Wilaya, comme à la commune et dans les principales institutions chargés des différentes infrastructures, un nouvel accident a eu lieu dans le même espace « maudit » de cette partie de Oued Souani. Juste à quelques petits mètres du parc de jeux des enfants.
Comme le montre la photo, pour des raisons encore indéterminées, un taxi s’est retrouvé dans le Oued, provoquant des dégâts matériels qui pouvaient être plus graves.
Imaginons en effet, si le véhicule avait fait des victimes lors de cette chute. Qui en serait véritablement responsable?
Ces mêmes responsables qui avaient lu notre premier reportage sans réagir, laissant cette partie du Oued Souani ouverte au ciel continuer à être un piège pour tout le monde.
Dans ce cas précis, le wali, le maire et le président de l’arrondissement sont les premiers responsables.
Désormais avertis, vont-ils réagir avant qu’un autre accident ne soit à l’origine d’un nouveau drame qu’on va tous regretter…?