Quand le Maroc avait présenté sa candidature pour organiser l’exposition Internationale de 2012, à Tanger, un bureau d’études avait alors proposé un plan de réaménagement des infrastructures permettant une meilleure mobilité et une circulation des personnes et des transports plus fluide. Le plan a été présenté en 2007, mais l’annonce du verdict désignant la ville sud-coréenne Yeosu hôte de l’Expo 2012 avait plongé la ville dans une grande déception.
Une déception au goût très amère puisque l’erreur fatale était aussi d’avoir classé le projet aux archives, pour toujours.
Organiser l’exposition Internationale de 2012 n’était pas facile. Pendant une période de trois mois, la ville devait avoir les moyens pour accueillir une moyenne de 20000 visiteurs par jour. Une mission impossible. Comment faire, en effet, pour gérer la circulation de tant de piétons et de véhicules? Tanger, en 2012, ne possédait ni les grandes routes, ni des hôtels en nombre suffisant pour accueillir les visiteurs, ni les hôpitaux publics et cliniques privées nécessaires en cas de besoin, ni d’ailleurs des transports en commun adéquats. Les bus et les taxis étaient dans un état déplorable (ils le sont toujours!) et le Boraq n’a démarré ses services qu’en 2018.
Malgré le sentiment de déception, Tanger avait gagné un atout très important pour assurer son développement: l’étude en question. Sauf qu’elle avait été abandonnée et oubliée. La grande bêtise!
Car imaginons ensemble aujourd’hui que les responsables avaient décidé de passer à l’action dès 2007 ou même en 2010 pour lancer les travaux de réaménagement de toutes les infrastructures de Tanger. Si les autorités avaient fait à Tanger ce qu’elles sont en train de faire aujourd’hui, en 2025, la ville présenterai une image plus moderne, des infrastructures plus solides réalisés à un prix plus bas que les budgets déclarés actuellement. Tanger aurait même eu son tramway.