Le Maroc traverse aujourd’hui un moment charnière. La génération Z, qui représente près de 30% de la population, refuse désormais le silence et l’exclusion. Dans les rues comme sur les réseaux sociaux, son message est clair: assez de promesses, il est temps d’agir.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes: un chômage des jeunes de 36,7% (et plus de 48% en milieu urbain), plus de 25% de NEET – ces jeunes sans emploi, sans études ni formation – et 73% des salariés sans contrat écrit. Ces données dressent le portrait d’une fracture profonde entre une jeunesse pleine d’ambitions et un gouvernement enfermé dans ses réflexes archaïques.
Face à cette urgence sociale, l’appareil d’État peine à répondre. Les feuilles de route s’accumulent, mais restent trop souvent théoriques, loin des réalités du terrain. L’inertie bureaucratique, l’absence de vision territoriale et la marginalisation persistante des jeunes dans les processus de décision creusent un fossé de défiance.
Or, la jeunesse marocaine ne réclame pas l’impossible: elle demande simplement l’égalité des chances, la reconnaissance de sa dignité, et des politiques publiques concrètes qui se traduisent par des emplois réels, des droits effectifs et une inclusion citoyenne.
Quand les institutions tardent à agir, la rue devient alors le théâtre d’une colère légitime. Car un gouvernement dépassé ne saurait contenir l’énergie d’une génération qui porte en elle l’avenir du pays.
Vive le Roi, garant de l’unité nationale.
Vive le peuple, qui réclame justice et dignité.
C’est dans l’alliance entre le Souverain et sa jeunesse que se dessine la véritable promesse du Maroc de demain.

Nadia Laarousi