L’illustre architecte et président du Conseil régional des architectes dans la zone de Tanger, Mokhtar Mimoun, nous fait la belle surprise de découvrir sa passion littéraire en publiant son premier roman « Don Maimon. Elogio a la frontera ».
Cette première édition fera l’objet de plusieurs présentations qui auront lieu le vendredi 31 octobre à 20h30 à l’Ateneo de Madrid, et le mercredi 5 novembre à 18h00 à la fondation Euro-arabe de Grenade.
Des événements seront également programmés prochainement dans des villes comme Melilla et Tanger.
Dans une déclaration à La Dépêche concernant les raisons qui l’ont poussé à écrire son premier roman, l’architecte auteur a déclaré « Mon père est décédé en juin 1973. Quand j’avais 23 ans. J’étudiais alors en France et je n’ai appris sa mort qu’en arrivant à Tanger cet été et en trouvant le lit où il était malade, vide.
J’ai écrit ce livre pour combler ce vide, pour re-découvrir un père qui était silencieux et secret. Mais qui a eu une vie très riche que j’ai découvert petit à petit en fouinant là où il avait laissé ses traces. De la fameuse «École des Indigènes» de Melilla où sont passés aussi bien Abdelkrim Khattabi que le maréchal Meziane, en passant par son rôle dans la 2eme république espagnole, son engagement auprès des nationalistes du Nord du Maroc, que sa part dans l’éducation de feu Moulay Mehdi Ben Hassan, fils du Khalifa de Tétouan, Maimón Mohatar Boaza a eu une vie de roman que ce livre essaye modestement de raconter ».
Extrait:
En arrivant elle avait répondu à sa poignée de main d’une façon équivalente, franche et cordiale. En partant elle donne sa petite main qu’il accueille comme un moineau blessé, presque trop longuement, comme un signe de confiance et d’abandon. Comme si l’oiseau fragile de sa longue migration avait retrouvé l’abri de son nid abandonné. Et elle partit lentement, comme à regret, laissant suspendu à ses mains comme un lien invisible, comme le parfum ténu qu’elle exhalait. Une traînée de senteurs et sensations et quelques phéromones primitifs qui ébranlèrent le flegme de l’homme et éveillèrent une suave inquiétude masculine.























