Ils sont unanimes. “Les autorités responsables de la gestion du parc Perdicaris et son historique villa ne possèdent finalement aucun goût, ni ils connaissent la définition du mot “esthétique””. C’est la conclusion des plaintes de nombreux citoyens, reçues par la rédaction de La Dépêche durant cette semaine, relatives à la forme de ce kiosque construit à l’entrée de la villa Perdicaris.
Le kiosque, qui sera vraisemblablement un espace pour la vente des tickets d’entrée à la villa, est tout simplement moche, laid et très mal aménagé.
Pire encore, l’emplacement choisi pour l’installer est également une très mauvaise décision car, pour tous les observateurs, la place formant l’entrée de la villa Perdicaris, qui est elle-même un patrimoine à protéger, devrait être gardée vide.
Mais ce qui blesse au fond, c’est la nature de ce kiosque, très mal agencé, même s’il est construit à base du bois.
Constituant un obstacle devant des escaliers qui perdent de leur rôle, ce kiosque est une nouvelle aberration imparfaite et impardonnable pour une ville qui a anormalement accumulé de belles expériences dans le domaine de la restauration des sites et bâtiments historiques. Même si pas mal d’erreurs ont été commises ici et là, les techniciens chargés de ce domaine ont désormais une riche expérience, mais qui est “annulée” et “effacée” à chaque fois que des gaffes de ce style ont lieu.
Déjà, pour de très nombreux experts, le réaménagement de la villa Perdicaris a été mal réalisé et n’a pas respecté l’original de ce patrimoine historique, l’un des plus importants de Tanger.
Ces derniers se sont résignés à croire qu’au début, le département responsable n’avait pas beaucoup d’expérience dans le domaine de la restauration des bâtiments historiques, que ces opérations coûtent aussi énormément cher et que quoi qu’il en soit l’important était de sauver la Villa et de lui donner une nouvelle vie. Soit…
Dans ce cas, y commettre une nouvelle aberration est à la fois inacceptable et inexcusable. Et ce kiosque est une grave faute qu’il faut corriger en urgence.
On espère fort que le Wali Mohamed Mhidia, qui surveille de très près tous les détails des projets réalisés à Tanger, puisse se rendre personnellement sur ce site et donner ses instructions pour que ce kiosque soit d’abord déplacé en dehors de cette placette formant l’entrée de la villa Perdicaris, et ensuite que son aménagement et aspect (forme et matériaux) soient sérieusement repensés.
Le parc Perdicaris est victime de nombreuses erreurs et anomalies et il est temps de les corriger ou au moins de n’en plus en commettre.
A. REDDAM