Abandonné depuis plusieurs décennies, cette villa, qui date de l’époque internationale de Tanger, est squattée depuis quelques années par des délinquants y vivant tranquillement.
Même si le bâtiment est entièrement entouré par un mur qui le “protège”, le groupe des délinquants a trouvé la manière d’y avoir accès sans aucune difficulté et sans qu’aucune autorité ne l’empêche de le faire.
Comme le montre la photo, ces malfaiteurs ont même trouvé des draps pour couvrir les entrées du bâtiment sans portes. Comme si l’ancienne villa leur appartient légalement, ils y vivent comme une vraie famille qui cherche son intimité chez elle.
C’est ainsi que dans le futur second pôle  économique du Royaume et sa ville vitrine la plus proche de l’Europe, des “Chemkara” font leurs propres lois sur l’un des boulevards les plus emblématiques du pays.
Face à des autorités qui soufflent le chaud et le froid quand il s’agit de la réorganisation sociale de la ville, tantôt en affirmant qu’elles font tout pour éradiquer la délinquance et la criminalité dans toutes leurs formes et degrés, tantôt en fermant l’œil sur ces phénomènes si dangereux, le nombre de ces petits groupes de criminels ne fait qu’augmenter.
Non loin de ce bâtiment existe le quartier général où ces groupes de malfaiteurs exercent leurs activités préférées. La place Faro et la rue Vélasquez sont devenues le siège social et le noyau central d’une délinquance qui se multiplie au fur et à mesure que l’action sécuritaire y est rare et sans aucun impact.
Ainsi, après avoir “occupé” Sour Maagazine et les rues avoisinantes sans aucune réaction efficace de la police, les délinquants du boulevard Pasteur squattent tranquillement les bâtiments où ils vivent, apparemment, très  à l’aise.
A.R.