Est-il suffisant d’avoir aménagé des espaces verts, constitués en majorité de zones en gazon, pour prétendre que les autorités locales font le nécessaire pour lutter contre les effets du changement climatique?
La réponse est négative. A vrai dire et selon de nombreux experts environnementaux le gazon sert uniquement à « décorer » un espace sans être un élément de protection naturelle. Au contraire, ses inconvénients sont plus nombreux que les avantages qu’il présente, notamment en coût de maintenance et de gestion.
En plus des forêts, Tanger a besoin de la création de multiples zones végétales naturelles qui constitueront les autres poumons de ces quartiers trop bétonnés.
Trop de chaleur qui dure dans le temps, une sécheresse qui devient « normale » et aussi des inondations difficiles à contrôler. Tel est le schéma de la situation climatique qui s’est installée un peu partout au Maroc. A Tanger notamment. Une phase climatique qui annonce un changement radical vécu pour la première fois par les nouvelles générations.
Ce changement climatique est en effet un phénomène qui a toujours existé de part le passé. Les habitants de Tanger des années 50, 60 et 70 le confirment puisqu’ils l’ont vécu sous différentes formes. Exemple: durant les années 60 et 70 la pluies tombait sans arrêt durant toute la période de l’hiver, sauf qu’il n’y avait pas d’inondations, ou très peu…
Durant cette époque, la ville n’était pas encore envahie par le béton et l’eau de la pluie trouvait naturellement ses cours jusqu’à se déverser en mer, remplissant les oueds entre autres sources naturelles d’eau. Ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
Le changement climatique est l’un des plus grands défis auxquels notre société est confrontée. Tanger est particulièrement vulnérable à ses effets, car elles est densément peuplée et possède une faible capacité de résilience. C’est une réalité que les experts assurent.
Ne pouvant plus redonner aux eaux de pluies leurs cours et oueds que les constructions ont enterré

Pourquoi la végétation urbaine reste la meilleure solution?

La végétation urbaine peut donc jouer un rôle important dans la lutte contre le changement climatique en contribuant à réduire les îlots de chaleur : les végétaux fournissent de l’ombre et contribuent à l’évapotranspiration, ce qui rafraîchit l’air en ville.
Elle aide aussi à améliorer la qualité de l’air : les végétaux absorbent les polluants atmosphériques, tels que le dioxyde de carbone, le monoxyde de carbone et les particules fines.
Et elle est l’arme efficace pour éduire le risque d’inondation : les végétaux peuvent absorber l’eau de pluie et ralentir son écoulement, ce qui peut aider à prévenir les inondations.
La végétation urbaine aide aussi à agmenter la biodiversité : les villes abritent une grande variété d’espèces végétales, qui sont essentielles au maintien de l’écosystème urbain.

Comment augmenter la végétation urbaine?

Il existe de nombreuses façons d’augmenter la végétation urbaine. Voici quelques exemples :
Planter des arbres et des arbustes : les arbres et les arbustes sont les types de végétation les plus efficaces pour lutter contre le changement climatique.
Végétaliser les toits et les murs : la végétalisation des toits et des murs peut contribuer à réduire la température en ville et à améliorer l’isolation des bâtiments.
Créer des espaces verts : les parcs, les jardins et les autres espaces verts (pas que du gazon!) offrent un endroit où les gens peuvent se détendre et profiter de la nature.

La végétation urbaine est aujourd’hui l’atout précieux pour les villes qui veulent se protéger en réduisantles méfaits du changement climatique. Elle peut contribuer à les rendre plus durables et plus résilientes face à ces effets. En augmentant la végétation urbaine, nous pouvons aider à créer des villes plus saines et plus vivables pour tous.
Exemples concrets de l’impact de la végétation en ville :
Une étude réalisée à New York a montré qu’une augmentation de 10 % de la couverture arborée pouvait entraîner une baisse de 2,7 °C des températures maximales en été.
Une autre étude, réalisée à Londres, a montré que les arbres des parcs urbains pouvaient absorber jusqu’à 100 tonnes de dioxyde de carbone par an.
Une troisième étude, réalisée à Chicago, a montré que les toits végétalisés pouvaient réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 à 30 %.