Depuis le mardi 3 mai, à Tanger, tout le monde a remarqué que les autorités de la Wilaya, uniques responsables du chantier de réaménagement touchant les quartiers du centre-ville, ont accéléré le rythme de travail des nombreuses entreprises, dans la perspective d’une imminente visite royale.
Tous les habitants ont en effet vu que certains chantiers commencent à prendre la forme recherchée, même s’il reste encore quelques retouches à faire ici et là. La place de France, avec sa fontaine et l’asphalte qui a recouvert ses chaussées et trottoirs en est la preuve. Même les camions et les gros engins des travaux publics commencent, petit à petit, à se retirer de ces artères. Le nouveau « visage » de la place des nations sera sûrement dévoilé très prochainement et celui de Sour Maàgazines également. Que le Roi observe que ces chantiers avancent dans le respect du timing programmé est un bon indice. Même s’ils ne sont réalisés qu’à 70 ou 80%.
Mais s’il la visite, le Roi va-t-il aimer la Plaza de Toros. Un projet qu’il suit personnellement au petit détail. Si le Souverain passe le soir devant ce bâtiment historique et le voit joliment illuminé, il en serait ravi. Mais qu’il y arrive le jour, l’état réel de ce projet le mettra-t-il en colère? Certains détails laissent penser que oui.
Cela fait plus ou moins deux mois que les travaux sont arrêtés dans ces anciennes arènes de Tanger. Certaines parties affirment que ce projet est réalisé à 100%. D’autres, plus proches de l’agence du nord, qui en est le maître d’ouvrage, indiquent le contraire. « Il reste encore quelques travaux à faire », dévoilent nos sources.
Quand? Aucune idée. Même les personnes les plus liées à ce projet ignorent la date de la relance du chantier.
Si à l’intérieur de la Plaza de Toros tout semble bien fait, la partie extérieure, également très importante, est à moitié finie. L’allée qui entoure le bâtiment est construite de béton qui n’a toujours pas été habillé. Pas de joli carrelage pour lui donner un design attractif, ni même un asphalte pour la protéger. Les parcours piétons du grand jardin entourant le bâtiment souffrent également du même problème. Dans les deux parkings récemment aménagés autour des arènes, il n’existe aucun traçage et des gilets jaunes les ont déjà pris en otage.
La zone verte est très mal aménagée, sans goût, ni couleurs à part le vert du gazon qui jaunit.
Normalement, le Wali Younès Tazi doit absolument visiter ce projet semi-fini, pour corriger ses nombreux défauts.
























