L’urbaniste Tangérois Mostafa Akalay Nasser a reçu le prix Urban Beat. Il est l’auteur de l’ouvrage «L’expansion de Tétouan (1860-1956) : Synthèse de son histoire urbaine et architecturale», publié aux éditions Ahulia.
Ce livre revisite l’histoire d’une entreprise architecturale espagnole à Tétouan qui, pendant 95 ans, s’est inscrite dans le dialogue interculturel hispano-marocain, mais qui demeure presque totalement absente de l’historiographie marocaine (française et arabe) – un patrimoine commun omis et négligé, cette dernière étant davantage encline à étudier l’urbanisme français et ses réussites dans sa sphère d’influence. Le travail de Mostafa Akalay vise à briser le silence qui entoure ces projets et à responsabiliser le lecteur en lui proposant une série de projets d’envergure variable, conçus pour être menés à bien tout au long du siècle dernier à Tétouan. D’autres projets sont restés à l’état d’idées, jamais réalisés, et sont inconnus du grand public, à l’exception d’un cercle restreint de chercheurs. Pour remédier à cela, après une recherche bibliographique méticuleuse et un travail de terrain exigeant, complétés par des investigations approfondies dans diverses archives et bibliothèques, nous avons sélectionné des textes essentiels à l’interprétation d’une période ou d’un événement architectural spécifique. Concernant la méthodologie employée, son aspect le plus frappant est sans doute son approche résolument hétérodoxe, combinant des outils tels que l’histoire de l’architecture, l’anthropologie de l’espace, la sociologie urbaine, la résilience urbaine et les études culturelles. Ce travail n’a pas pour ambition d’offrir une synthèse exhaustive ou définitive, mais plutôt d’ouvrir des perspectives de recherche. De nombreux aspects, pour diverses raisons, ont été omis, et beaucoup d’autres à peine abordés.

En esta están, de izquierda a derecha: el diplomático Borja Morate, ex Consejero Cultural en la Embajada de España en Rabat; Mustafa Akalay; la abogada y periodista Julia Sáez Angulo, directora del blog: lamiradaactual; Leila Maziane, profesora de Historia y decana Facultad Universidad de Casablanca y Carlos Sánchez Tárrago, doctor en Historia