Chers compatriotes,

Au lendemain de la finale de la CAN 2025, j’ai interpellé nos médias pour sonner l’alarme : notre pays ne subit pas une simple déconvenue sportive, mais une attaque coordonnée contre notre « Capital RÉPUTATION ». L’objectif de nos détracteurs n’est pas la CAF ou la FIFA ; il s’agit de briser la position stratégique du Maroc et sa vision pour l’avenir de l’Afrique.

Pourquoi ?

Parce qu’au-delà du score, nous subissons une attaque frontale contre notre « Capital Confiance ». On ne cherche pas seulement à nous faire perdre un match, on bombarde la Vision du Royaume envers l’Afrique. Face à cette offensive, nos journalistes et nos citoyens ne doivent plus être des spectateurs, mais les « soldats de l’image » d’un pays qui dérange parce qu’il avance. Il faut transformer nos médias, nos citoyens et nos institutions en gardiens proactifs de notre narrative, loin des influences extérieures et des contenus subis.

Depuis 2019, à travers mes analyses, mes publications (journaux et réseaux sociaux), mes interviews (TV, Podcasts) et mes conférences (Grandes écoles) qui font foi, je porte une conviction profonde qu’à partir de 2030/2040, la croissance mondiale n’aura que deux adresses : l’Afrique et la planète Mars. Et entre nous, la logistique pour Mars reste un peu précaire ; pour l’Afrique, elle est déjà sur le pas de tir.

En Afrique de l’Ouest, à travers la finance, les télécommunications, l’industrie, l’energie, l’infrastructure et la logistique, le Royaume a construit bien plus que des investissements : il a construit un système de confiance.

La CAN 2025 devait être la vitrine de cette puissance par la capacité.

L’Afrique reste perçue par certains comme un gâteau à dépecer. Pour les adversaires de l’Afrique, voir le Maroc prôner une souveraineté économique africaine est une menace. Pour nous affaiblir, ils ont utilisé une arme redoutable : le soupçon. Et nos voisins et nos partenaires ont parfois été les vecteurs involontaires de cette manœuvre visant à détruire notre capital réputationnel.

  1. La Souveraineté Économique : Sortir de la « Mine sans Balance »

​La souveraineté n’est pas un slogan de tribune, c’est un muscle financier. Le Maroc a compris qu’en Afrique, être souverain, c’est arrêter d’exporter des matières premières pour importer des produits finis.

Vouloir la souveraineté sans maîtriser l’économie, c’est comme posséder une mine d’or mais devoir demander au voisin le prix du métal parce qu’on ne sait pas fabriquer une balance. On finit riche en cailloux, mais pauvre en revenus.

Le Maroc a choisi de fabriquer la balance.

Son projet africain ne relève ni de la philanthropie ni de l’idéologie : il relève d’une rationalité stratégique. En investissant en Afrique de l’Ouest, nous ne sommes plus de simples figurants, nous sommes les architectes du pont.

2. Le Maroc, Maître des Courants : Ports et Navigation

​L’une des esquisses les plus brillantes de la Vision Royale est notre offensive maritime. Du complexe Tanger Med aux ambitions de Dakhla Atlantique en passant par Nador West Med, la gestion déléguée des ports en Afrique de l’Ouest et la construction des navires marchands, le Maroc ne se contente pas de regarder la mer : il la domestique.

En développant des infrastructures portuaires de classe mondiale et en impulsant une navigation marchande africaine, le Royaume offre au continent ses propres poumons respiratoires.

Nous ne voulons plus être le simple quai de déchargement des autres ; nous devenons le hub où se décide le flux. Car celui qui maîtrise les flux, maîtrise la décision.

3. L’Afrique : Un Géant encore dans l’Œuf

​Ne vous y trompez pas : malgré nos succès, la croissance africaine actuelle n’est qu’à l’état embryonnaire. Nous n’avons encore rien vu. Ce que nous vivons aujourd’hui n’est que le premier battement de cœur d’un géant qui s’éveille.

Le « Bras d’honneur » stratégique que représente notre développement n’en est qu’à ses prémices. Si nos adversaires s’agitent autant aujourd’hui, c’est parce qu’ils savent que si l’embryon arrive à terme, ils ne pourront plus dicter le menu du dîner africain.

4. Le Patriotisme « Bling-Bling » vs Le Patriotisme de Combat

​Le patriotisme moderne ne consiste plus à célébrer les victoires, mais à assumer les responsabilités car il est facile d’aimer le Maroc quand il brille sous les confettis d’une inauguration ou d’une victoire. Mais le vrai patriote, c’est celui qui est fier du Maroc lorsqu’il est dans la boue des négociations, lorsqu’il lutte pour sa souveraineté économique face à des géants qui ne veulent pas lâcher leur « gâteau ».

Le patriotisme n’est pas un accessoire de mode qu’on sort pour les selfies ; c’est une armure de combat. On ne doit pas seulement être fier de la façade rayonnante, mais aussi de la sueur versée dans les fondations.

5. L’Ingrédient du Sabotage : Notre Propre Médiocrité

Mais soyons lucides (et un brin féroces), cette attaque n’a pu prospérer que parce que nous leur en avons donné les munitions: notre classement de 99ème sur 180 en matière de corruption est le plus beau cadeau fait à nos ennemis.

Chaque petit bakchich, chaque élu qui « se sert » au lieu de servir, est une munition offerte gracieusement à la propagande adverse.

Imaginez la scène : nous essayons de vendre au monde un TGV diplomatique dernier cri, pendant que certains de nos élus et hommes d’affaires essaient encore de siphonner le réservoir pour remplir leur propre jerricane. Ce classement n’est pas un complot étranger, c’est le résultat de nos propres saboteurs de l’intérieur.

Sans nos propres traîtres à l’éthique, la rumeur du « Maroc corrupteur d’arbitres » ne tiendrait pas deux secondes. C’est notre propre poussière intérieure qui obscurcit le rayonnement de la Vision Royale.

Sans cette gangrène interne, la calomnie (« le Maroc achète les arbitres ») n’aurait aucun écho. Elle glisserait sur nous comme l’eau sur les plumes d’un canard.

​Comme le dit l’adage :

« La forteresse la plus haute ne craint pas l’armée qui l’assiège, mais le rat qui ronge ses fondations de l’intérieur. »

Le pays est entré dans une phase où :

  • la performance institutionnelle devient un enjeu de sûreté,
  • l’éthique publique devient un facteur de compétitivité internationale,
  • la crédibilité interne conditionne la projection externe.

6. L’appel aux « Blanchisseurs » (les vrais)

À l’approche des prochaines élections, j’espère de TOUT COEUR que nos candidats seront aussi blancs que le maillot national à la première minute du match. Aujourd’hui, un élu corrompu n’est pas un « débrouillard », c’est un ennemi. Il offre la poignée du poignard à ceux qui veulent nous abattre.

Comme le disait si bien l’écrivain :

« L’honneur d’un pays ne se mesure pas à l’éclat de ses fêtes, mais à la rigueur de ses lois et à l’intégrité de ceux qui le servent. »

j’appelle à un sursaut : nous avons besoin d’élus « plus blancs que blanc ». Un politicien véreux en 2026 n’est plus un petit délinquant, c’est un collaborateur des ennemis du Maroc et de l’Afrique.

La Vision du Royaume a tracé une direction. Mais une vision ne devient PUISSANCE que si elle est portée par des institutions intègres, des élites responsables et une société consciente de ses enjeux.

L’avenir de l’Afrique nous attend, et il n’a aucune patience pour les amateurs de « combinazione« .

Conclusion

La Vision Royale est un bras d’honneur stratégique à ceux qui voulaient voir l’Afrique rester à genoux. Mais pour que cette vision rayonne, nous devons cesser de polir la vitrine tout en laissant la poussière s’accumuler dans l’arrière-boutique.

Soyons des combattants.

L’éthique est notre nouvelle frontière de sécurité et sûreté nationale & africaine. Si vous ne pouvez pas être irréprochables, poussez-vous, écartez-vous, dégagez, Buzz off : le futur de l’Afrique n’a pas de temps à perdre avec les amateurs de bakchich.

Vive le Maroc, vive l’Afrique

Souverains, dignes, intègres et imprenables

 

Oussama OUASSINI
L’homme qui murmure aux oreilles des Hommes d’État