Que ce soit au niveau local ou régional, le choix des projets et la priorité des budgets les finançant est aujourd’hui très clair. La nature a parlé imposant ses propres critères et sa propre loi.
Cela fait plusieurs années que les experts le disent et le répètent: rien ne sera comme avant et seul un investissement intelligent dans les infrastructures, modernes et solides, sera salvateur.
Certes, devant des phénomènes naturels comme les tempêtes, il est difficile de tout contrôler et de ne subir aucun dégât. Mais quand une région et les villes qui la forment sont dotées d’infrastructures solides (routes, barrages…), les risques deviennent contrôlables.
Cependant, la question est logique: si la région et ses villes n’investissent rien durant les prochaines années pour se préparer à d’autres aléas climatiques, les résultats en cas de grandes Tempêtes seront-ils contrôlés? Les dégâts ne sont-ils pas catastrophiques?
Mathématiquement, il n’existe aucune chance de protection contre les tempêtes si toutes les villes de la région ne sont pas dotées d’infrastructures nécessaires pour bien le faire.
Les événements actuels qu’a subi des villes de la région comme Ksar El Kebir, Chefchaouen, Ouezzane, Taza étaient difficilement contrôlables. Personne ne peut contrôler les aléas climatiques. Nonobstant, les autorités nationales et locales ont fait l’impossible pour en minimiser les dégâts. Et elles ont bien relevé les défis. La preuve: sauf cas non encore déclaré, il n’y a eu aucune perte humaine jusqu’à cet instant.
Mais dans des villes comme Larache, Ksar El Kebir, Ouezzane, pour ne citer que ces exemples, les dernières tempêtes sont surtout une alerte pour tout y revoir dès l’été prochain.
Chacune de ces cités de la région Tanger Tétouan Al Hoceima représente un musée à ciel ouvert et est un chef-d’œuvre valant une richesse sans limites. Histoire, position géographique, fertilité de la terre, une population encore jeune et pleine d’énergie, mais elles ont toutes subi une margilisation qui a trop duré dans le temps.
L’espoir aujourd’hui est que cette partie de la région soit de nouveau revalorisée et que l’état et les institutions locales et régionales y investissent via des programmes permettant de les remettre véritablement sur les rails du progrès et du modernisme.
Par Abdeslam Reddam
























