On aiguise les couteaux et les sabres et on attaque de nouveau.
L’année dernière c’était un média national, aujourd’hui c’est autour d’un site d’information local dont on ne soupçonne plus la vraie source, le donneur des ordres, le patron.
L’accusation: détruire la forêt de Rmilat pour construire des « IMMEUBLES ». La bêtise du rédacteur de l’article? Évoquer l’édification d’immeubles et dire qu’ils sont de deux étages. Or, dans le monde entier, les architectes, les ingénieurs, les administrations responsables (wilaya, commune, communauté urbaine…), un bâtiment de deux étages ne peut jamais être appelé immeuble. On parle alors de maison, villa ou résidence.

Mais si le rédacteur utilise un de ces trois termes, son article serait d’une médiocrité absolue. La rise.
Dans son esprit rédactionnel très pauvre, l’article, qui mériterait bien un oscar des nuls (les Razzies Awards), veut attirer l’attention du Wali en utilisant le mot « immeubles ».
Ainsi, la grave erreur relevée dans cet article est de parler d’immeubles, alors que dans la réalité il s’agit de quelques luxueuses résidences touristiques bâties sur deux étages, respectant totalement le site forestier indiqué et ne présentant aucun danger de déforestation aveugle menaçant l’existence de la forêt de Rmilat. C’est une vérité que tout le monde connaît très bien, sinon dans le cas contraire, ce projet ne pouvait absolument pas être autorisé et validé par toutes les instances responsables, même à leur plus haut niveau décisionnel.
Dans sa vaine tentative d’attirer l’attention de l’opinion publique, l’article parle évidemment du « danger » potentiel et du grand risque de voir la forêt de Rmilat disparaître à cause de ce type de projets.
Or dans ce cas précis, tout le monde sait bien que le site en question se trouve en dehors de la forêt, de l’autre côté de la réserve protégée de Perdicaris, et donnant directement sur la route menant vers Achakkar. Une route déjà bordée de jolis bâtiments, de luxueuses résidences et même d’une mosquée.
Dans le monde entier, en Europe notamment et en Espagne tout spécialement, autoriser la construction de complexes résidentiels autour des forêts et en bordure, est une stratégie permettant la protection de celles-ci et non pas le contraire, comme le prétend si aveuglement le média électronique.
Abdeslam REDDAM

Extrait de l’article publié par La Dépêche en avril 2024
Dans son édition du 19 avril, un quotidien national a publié un article indiquant « qu’en raison de la multiplication de projets immobiliers, notamment d’hôtels, les grottes d’Hercule sont désormais menacées. Les autorités compétentes sont appelées à intervenir pour protéger ce monument incontournable de la ville de Tanger », dit ce journal. Et d’insister que « cet endroit mythique de la ville du Nord, célèbre pour sa beauté naturelle et sa portée mythologique, est mis en péril par des constructions immobilières. »
Le même quotidien ajoute que « ces constructions pourraient entraîner des effondrements.
A priori, un journal n’affirmera l’existence de ce danger d’effondrement des grottes d’Hercule que si sa rédaction détient des preuves concrètes, notamment le rapport d’une expertise réalisée par un département spécialisé. Ou alors par la publication d’images ou de vidéos montrant, sans aucun doute, le début d’un effondrement des parois ou même l’apparition de grandes fissures, preuves de possibles effondrements.
Or, le journal n’a publié aucune de ces preuves palpables et s’est limité à un article qui n’a aucune signification scientifique.
Paradoxalement, aucune autorité à Tanger n’a parlé de l’existence de ce danger qui menace quand-même l’un des plus importants sites historiques et le premier symbole du tourisme de la ville. Ni la Commune, ni la Wilaya, ni le département chargé des monuments historiques, ni la délégation du tourisme n’ont parlé de cette menace… Personne!
Au fond, il n’y a eu aucune alerte (à part celle du journal) parce qu’il n’existe aucun danger.
Mais pourquoi cette information est-elle publiée en ce moment, quel est l’intérêt et l’objectif exact à atteindre?
Pour essayer de comprendre, il faut lier ledit article de presse avec un communiqué publié il y a quelques semaines relatant « la bataille » menée par une association travaillant dans la protection de l’environnement, entre autres, contre des promoteurs immobiliers qui veulent « détruire » une partie de la forêt de Rmilat (tout près du parc de Perdicaris) et y bâtir ce que l’association a appelé des « immeubles ». Carrément !
Naturellement, le communiqué attaque les promoteurs et aussi les responsables de toutes les administrations qui leur auraient facilité leur « mainmise » sur ces terrains de plusieurs hectares. Il exige que ces autorisations soient annulées et espère que le Wali prenne personnellement en main ce dossier pour sauver la forêt de Rmilat.
Quand des voix s’élèvent pour dénoncer des projets immobiliers qui constituent un danger pour les forêts et leur environnement, toutes les populations locales les appuient en organisant même des sit-in dans les zones forestières menacées.
C’est exactement ce qui est arrivé quand des jeunes ont récemment découvert un mur construit illégalement dans le cœur même de cette forêt. Tout le monde les a soutenus et les autorités ont immédiatement pris les mesures nécessaires pour démolir le mur et annuler le projet qui allait y être bâti.
Cela n’a jamais été provoqué s’agissant du projet situé sur une zone à côté du Perdicaris qui est aujourd’hui dénoncé par cette association…

























