Est-ce que finalement, le petit kilo de Chebakia, pâtisserie reine du mois de Ramadan sur la table du ftour de toutes les familles marocaines (même celles habitant Sebta), serait la raison du raz-le-bol final de la communauté musulmane du préside occupé?
Souvent, il suffit d’un petit rien pour basculer vers des réclamations et des doléances d’un niveau beaucoup plus important qu’on le puisse imaginer. Et durant le Ramadan la Chebakia, les agents de la Guardia civil l’ignorent sûrement, n’est pas ce petit rien qu’on laisse facilement tomber durant le mois sacré.
La saisie d’un kilogramme de pâtisseries «chebbakia» par des agents de la Guardia civil au poste frontière de Tarajal a suscité une vive indignation parmi les usagers.
L’incident, impliquant une femme rentrant à Sebta, ville occupée, s’est soldé par la destruction des pâtisseries confisquées et la délivrance d’un procès-verbal pour «contrebande de marchandises non autorisées». Carrément!
Les militants dénoncent une répression injustifiée et une atteinte à la liberté de consommation, notamment à l’approche du Ramadan.
Cet incident a relancé le débat sur l’absence de cadre juridique clair et transparent permettant de distinguer les activités commerciales illicites des simples articles personnels que les familles rapportent régulièrement de Fnideq.
Les personnes traversant quotidiennement la frontière se plaignent de l’incertitude juridique et de l’application arbitraire des réglementations douanières. Le traitement varie d’un agent à l’autre en raison de l’absence de réglementation publique précisant les quantités autorisées pour les voyageurs.
Aujourd’hui, la Chebakia a encore prouvé que la communauté musulmane de Sebta continue de garder des relations très profondes avec le Maroc et que rien ne fera changer ce lien.
Si ces mauvais traitements continuent d’être la règle à la frontière de Sebta, un jour les revendications atteindront des seuils beaucoup plus importants.