Grandiose événement organisé par la compagnie maritime GNV à Tanger. En effet, à quelques jours du lancement de l’opération Marhaba 2026, qui concernera plus de trois millions de Marocains résidant en Europe, la compagnie a choisi Tanger pour baptiser son tout dernier navire, le GNV Aurora. Propulsé au Gaz naturel liquéfié, ce ferry de nouvelle génération rejoint le GNV Virgo sur les lignes Tanger Med-Barcelone-Gênes, constituant à eux deux un investissement de 360 millions d’euros, près de 4 milliards de dirhams, que la filiale du Groupe MSC dédie exclusivement au marché marocain. Cet engagement s’inscrit dans un programme de renouvellement de flotte évalué à 1,3 milliard d’euros d’ici 2030, dont huit navires au total.
Mais cette manifestation, aussi grandiose soit-elle, avait aussi sa part de scandale camouflé auprès d’une partie de la presse locale, dont certaines publications, qui ont découvert, à l’occasion, les dessous d’une affaire qui va sûrement secouer les départements de la communication aussi bien au sein de la GNV comme à l’agence de COM marocaine chargée de la presse.
Alors, que s’est-il passé exactement et quel est ce scandale qui a dérangé ces publications?
La réponse se trouve chez la personne responsable d’inviter les journaux locaux pour assurer la couverture de cet événement.
Une personne et pas une agence de communication comme il est de coutume. Et cela ne concerne que les journaux et les sites électroniques locaux, ceux de Tanger, en l’occurrence, où l’événement a été organisé en grande pompe.
Les autres journalistes arrivés de Casablanca et de Rabat, représentant la presse nationale, ont été directement invités par l’agence de COM chargée de gérer la partie « communication » de ce projet.
Il est connu que la presse nationale installée sur l’axe Casablanca-Rabat, tous les médias inclus (presse écrite, TV, radios, sites électroniques…) nourrit des relations directes avec les agences de communication pour obtenir des contrats de publicité de leurs clients. Et c’est bien le cas ici concernant la compagnie GNV, puisque même le nombre des journalistes qui ont fait le déplacement à Tanger était beaucoup plus grand que celui du groupe des journalistes locaux.
Ainsi, dans la foule des participants à cet événement, il y a eu un groupe de journalistes qui ont fait le déplacement à Tanger parce que leurs publications avaient déjà des conventions et des contrats avec la compagnie à travers l’agence de COM, ou, sinon, une offre publicitaire relative à l’événement (annonce publicitaire, publi reportage, reportage vidéo… payants) ; et un autre groupe de journalistes locaux à peine invités par une personne tierce pour juste couvrir l’événement. Et c’est exactement là qu’il y a un hic.
Comment se fait-il que les uns soient rémunérés pour un travail accompli et pas les autres?
En fait, comment ça se passe ce truc? Simple: quand on fait appel à une personne tierce en dehors d’une agence de COM pour gérer une partie de l’opération, notamment parce que l’agence ne posséderait pas une liste exhaustive des médias locaux, celle-ci traite la partie financière (les frais de déplacement et de couverture) directement avec cette personne, en lui payant tous les frais mentionnés dans la facture qu’elle lui fournit plus tard. La facture est accompagnée de tous les documents prouvant la publication des articles, reportages ou vidéos relatifs à l’événement.
Une fois la facture payée, « l’intermédiaire » paie à son tour les journaux ayant réalisé la couverture de l’événement. Or, de l’avis de certains journalistes et des publications qu’ils représentent, ce n’était pas le cas concernant certains médias locaux, contrairement à leurs homologues représentant la presse nationale.
Qui est responsable de ce problème? A l’agence de répondre. En attendant, certains médias locaux ont décidé de garder leurs articles au frigo.
























