Le réaménagement urbain de Rabat, qui s’inscrit dans le cadre de la vision « Rabat Ville Lumière » et de son nouveau plan d’aménagement, vise à moderniser les infrastructures, réhabiliter les habitats menaçant ruine et restructurer les quartiers historiques et populaires pour améliorer le cadre de vie des habitants.
Les principaux chantiers et opérations de rénovation se concentrent aux quartiers Nahda, l’Océan et Akkari.
Lancés par des sociétés d’aménagement urbain comme la société Rabat Aménagement, d’importants travaux ont été menés sur les artères principales. Des maisons, des villas et même des immeubles ont été complètement rasés. Objectif: élargissement des routes, pose de nouveaux trottoirs et installation d’un éclairage public moderne, en plus d’autres nouvelles infrastructures comme des maisons des jeunes, des centres de soins ou des commissariats.
Il s’agit d’opérations de rénovation urbaine et de lutte contre les bâtisses vétustes qui a entièrement changé l’image de Rabat faisant d’elle l’une des villes les plus propres et les plus jolies en Afrique et dans le bassin méditerranéen.
Casablanca connaît aussi une transformation urbaine majeure en préparation de la Coupe du Monde 2030. Les réaménagements se concentrent sur la mobilité, la création d’espaces verts, la rénovation des grandes artères et la modernisation des quartiers historiques.
Les projets et plans d’aménagement en cours s’articulent autour de plusieurs axes stratégiques: L’Avenue Royale (Mahaj Maleki): Ce projet historique prévoit la création d’un immense parc de 50 hectares dans l’ancienne Médina et le réaménagement complet de grands axes. Le quartier Nassim va devenir un pôle urbain majeur avec la plus grande gare TGV du pays et des immeubles de haut standing.
De son côté, l’Agence Urbaine de Casablanca pilote la révision de plusieurs plans. Par exemple, de nouveaux plans spécifiques ont été lancés pour des arrondissements centraux comme le Maârif ou Hay Hassani pour repenser les règles de construction et d’urbanisme.
De grandes avenues historiques et commerciales, telles que l’avenue Mohammed V et le boulevard Abdelmoumen, font l’objet de travaux pour réorganiser les flux de circulation, élargir les trottoirs et créer des espaces piétons aux normes. Des travaux de proximité concernent également des rues d’Aïn Chock ou de Sidi Bernoussi.
Par ailleurs, des opérations de restructuration et de démolition (comme dans le quartier Lehjajma) sont en cours pour résorber l’habitat précaire et améliorer la salubrité publique.
Des projets que tout le monde conteste et refuse!
Exemple du quartier Hay Mohammadi: Le projet de nouveau plan d’aménagement du quartier Hay Mohammadi à Casablanca soulève une vive contestation. Le processus d’élaboration de ce document d’urbanisme est rejetée catégoriquement aussi bien par les élus locaux que par les habitants, qui dénoncent un manque de concertation et des orientations jugées inadmissibles.
Selon Youssef Errkhis, président de l’arrondissement Hay Mohammadi, le projet a été élaboré par l’Agence urbaine sans consultation préalable du conseil d’arrondissement ni des populations concernées.
Et à Tanger, que se passera-t-il?
Selon plusieurs sources qui préfèrent garder l’anonymat, le même plan de réaménagement urbain concerne aussi la capitale du Nord. Nonobstant, personne ne connaît la date, ni les détails de ce plan. Certaines sources évoquent que ce projet ne sera pas validé avant les prochaines élections et l’arrivée d’un nouveau gouvernement. D’autres indiquent qu’une première partie de ce plan de réaménagement pourrait être réalisée entre 2027 et 2029 pour apporter une solution au problème de la mobilité et de la circulation routière, spécialement dans le centre-ville. Car, l’une des solutions les plus « logiques », selon les mêmes sources, serait de « raser », entièrement ou en partie, les anciennes maisons de certains quartiers pour permettre de construire de nouvelles routes plus larges ainsi que des immeubles plus modernes.
Par où commencer?
Bien que personne ne confirme l’information, personne ne l’infirme non plus. Il s’agit aujourd’hui d’une forte rumeur que les prochains mois et années vont corroborer ou réfuter. Mais quand on pose la question de quel quartier s’agit-il, toutes nos sources parlent du quartier Msallah!
Si ce plan existe, comment sera-t-il exécuté? Est-ce-qu’il s’agit de le démolir entièrement ou juste quelques parties? Parle-t-on de Rass Msallah limitrophe de la place de France et des grandes avenues, ou de la partie sud donnant sur l’avenue Sidi Mohammed Ben Abdellah et du rond-point Ayn Ktiouet?
Aujourd’hui, personne n’a une idée claire sur les détails de ce projet car le concept même du projet ne sera imaginé ni à la Wilaya ni à la Commune, mais loin de Tanger.
Cependant, une chose est sûre. Par ce genre de nouveaux plans urbains visant les vieux quartiers d’une ville comme Tanger, l’objectif n’est pas uniquement d’offrir de grandes artères pour désenclaver le centre-ville, l’idée vise aussi de lutter contre la criminalité, le trafic des drogues, la délinquance, les commerces informels….
Ce qui invite à poser une dernière question: à part Msallah, jusqu’à quelle limite ira ce projet de rénovation des anciens quartiers de Tanger et quelles seraient ses frontières? Souani, Bni Makada, Ain Hayyani et Dradeb, ainsi que les quartiers informels et archaïques comme Bir Chifae, Rahrah, Mesnana…
Par A. REDDAM
























