Rumeurs, fakenews, informations mal utilisées… Au moment où certains cherchent à reconstruire l’image de marque de la ville, d’autres leur mènent un bras de fer, quitte même à essayer de tout détruire!
Entre rumeurs et petites réalités trop gonflées, on ne sait plus qui croire.
En effet, il est devenu normal que certaines informations mensongères soient diffusées en masse contre tel ou autre dirigeant, élu ou maire. Parfois, même le Wali n’est pas épargné.
A un an des élections, cette période pré-électorale, assez chaude, est d’habitude caractérisée par des attaques, directes ou indirectes, entre les gérants de la scène politique locale et régionale.

Voici quelques exemples criants:

On a ainsi lu, récemment, que la baie de Tanger est devenue l’endroit idéal pour déverser les jus des ordures ménagères. Une opération où se retrouvent « accusés » le maire de Tanger et la direction de la société Amendis. Dans les articles et les podcasts qui ont évoqué ce sujet, on raconte une situation que personne n’a pu voir dans la réalité. La plage de Tanger est sale, mais pas au point signalé par certains médias. D’ailleurs, ces derniers parlent de photos et de vídeos, mais sans les publier. Sans donner aucune preuve concrète.
Ce n’est pas le seul dossier utilisé pour attaquer, en ce moment, le maire de Tanger. Que ce soit sur certains médias locaux ou nationaux, ou sur les réseaux sociaux, c’est une cascade de rumeurs, d’accusations et d’informations véridiques mais énormément « gonflées » au point de leur faire perdre toute la crédibilité.
Quand on arrive à ce stade de non-retour dans la « bataille », on utilise même les actions positives du maire pour leur donner une signification absurde et une lecture contraire à la réalité. C’est le cas notamment des accords de jumelage signés avec plusieurs villes africaines et européennes.
Et pourtant, c’est la première fois que ces accords sont signés dans un cadre d’une vraie coopération visant la réalisation de projets concrets et surtout la séduction des investisseurs. L’accord de jumelage signé avec les autorités de îles Baléares est la preuve d’une excellente opération de diplomatie parallèle communale bien réussie. Mais à la place d’applaudir cette initiative, on préfère parler de gaspillage des budgets sans rendement ni résultat positif pour la ville.


Dans cette guerre, les promoteurs immobiliers ne sont pas épargnés

Cette période est aussi le moment idéal pour revenir sur un sujet qui dérange énormément un secteur très sensible. La promotion immobilière. Ainsi, depuis quelques jours, certains médias parlent d’une inspection opérée à Tanger qui aurait révélé de graves infractions sur des projets et des chantiers en cours pilotés par de grands promoteurs immobiliers dans plusieurs quartiers de la ville. Jusqu’ici l’information n’a rien d’un scoop exceptionnel puisqu’il s’agit de problèmes vécus au quotidien. Mais là où le coup blesse, c’est quand on affirme que des grands promoteurs immobiliers concernés par les infractions constatées entretiennent des liens étroits avec un certain nombre de personnalités politiques de la ville, en l’occurrence des élus occupant des postes à responsabilité dans les conseils élus…
Mais on ne s’arrête pas là, car pour provoquer et faire du bruit, il faut citer le Wali.
Pour donner un ton grave à cette information, certains sites électroniques rappellent que « cette inspection est synonyme de «message d’avertissement» clair du wali Younes Tazi aux magnats de l’immobilier dans la ville, surtout ceux qui ont coutume de contourner la loi et les plans depuis de nombreuses années. Elle représente également un message indirect à une partie des élus et des responsables du conseil communal, qui « défendaient » certains dossiers liés à l’urbanisme pour le compte de promoteurs immobiliers et de noms connus dans le secteur du bâtiment de la ville, auprès de plusieurs services et administrations ».
Voilà comment on introduit le Wali dans une information qui prend une allure excentrique, extravagante et même d’une extrême urgence. Alors qu’on sait tous que le Wali examine et contrôle ce genre de dossiers d’une manière continue et normale. Sans en faire un scandale.