Des palmiers qui ne servent à rien, des pots énormes pour les plantes, au lieu d’arbres d’ombrage, des lampadaires mal disposés, qui occupent une bonne partie des trottoirs, des petites poubelles de toutes les formes et dimensions, mais qui sont toutes cassées ou même volées…
On ne s’en rend pas compte, mais finalement ces petits trottoirs, en cours de réaménagement, sont un bon business pour certaines entreprises. En effet, quand on compte le nombre des appels d’offres lancés pour « meubler » un trottoir, on finit par compter en plusieurs centaines de millions de DH. Aménager un simple trottoir est une mine d’or, car les opérations ne s’arrêtent jamais et on peut même, au bout d’une année ou deux, tout revoir et décider de tout refaire sur un trottoir qu’on avait construit une année auparavant.
Quand on aménage une chaussée, il faut attendre plusieurs années avant de décider de reprogrammer le même projet. En plus, une route ne nécessite pas grand-chose, du béton et de l’asphalte.
Même quand un trou est formé, le boucher ne coûte rien et l’abandonner n’est pas un drame sociale. La preuve, cela fait des années que tout le monde exige le réaménagement de nombreuses chassées endommagées un peu partout sans qu’il n’y ait aucune réaction. On s’en fout si les véhicules se cassent, il y a des mécaniciens pour les réparer.
Ainsi, même si elle est plus grande et plus large, une route n’a pas la même importance qu’un trottoir. Ce dernier nécessite des tas d’équipements et c’est beaucoup plus intéressant pour les entreprises qui en font leur business. Oui faire du trottoir peut rapporter gros.
Cependant, aujourd’hui que la machine est bien lancée pour tout recadrer, il serait bien de penser à une meilleure organisation urbaine de la ville et de ses trottoirs notamment. Faire joli, simple et efficace. Plus jamais de palmiers, des arbres à la place de ces pots qui coûtent cher et deviennent des bacs poubelle, une meilleure disposition des petites poubelles…
Et surtout interdire totalement ces petits commerces qui envahissent les trottoirs de la ville.
A.R.


























