Voici notre PLAN PROPRETE que tout le monde doit adopter
On parle souvent de grands projets pour Tanger: infrastructures, investissements, attractivité. Mais avant tout cela, il y a l’essentiel qui se voit tout de suite: l’état de nos rues, de nos places, de nos plages. Une ville ne peut pas être belle si elle n’est pas propre. Et elle ne sera jamais propre si chacun attend que l’autre le fasse à sa place. Il est temps que la Wilaya, les communes, les écoles, les mosquées, les médias et chaque citoyen parlent d’une seule voix pour un même objectif: rendre à Tanger le visage digne qu’elle mérite.
Pourquoi un projet de communication global est indispensable à Tanger aujourd’hui
Tanger grandit plus vite que ses réflexes. La ville s’étend, la population bouge, le tourisme s’intensifie. Les services de propreté font un travail quotidien, souvent dans l’urgence et sous pression. Mais les camions ne suffisent pas. Dès qu’un camion passe, un sac se déchire, un chantier laisse ses gravats, une plage se couvre après un dimanche.
Le vrai problème n’est pas technique. Il est culturel. Tant que jeter par terre, déposer ses déchets n’importe où ou laisser son commerce sans balayer reste banal, aucun budget ne suffira. Il faut donc frapper fort et large: une campagne de communication d’ampleur, continue, et portée par tout le monde.
“Tanger NdiFa”: Une mobilisation à 360°
Pour que le message traverse, il doit être partout, au même moment, avec les mêmes mots.
Le pilotage: Wilaya et autorités locales en première ligne La Wilaya de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma doit porter la campagne comme un chantier prioritaire. Cela passe par des engagements visibles: entrées de ville signalées “Tanger s’engage pour la propreté”, flottes de nettoyage identifiées, agents valorisés. L’autorité locale fixe le cadre, contrôle les infractions, mais surtout explique. Une amende comprise vaut mieux que dix amendes subies.
L’école et l’université : fabriquer les citoyens de demain
On n’apprend pas la propreté à 30 ans. On l’apprend à 7 ans. Il faut intégrer la propreté dans les activités scolaires: concours “École Modèle”, brigades vertes d’élèves, fresques murales réalisées par des collégiens. À l’Université Abdelmalek Essaâdi, des filières de communication, de design et d’environnement peuvent proposer des campagnes concrètes, mesurables, pilotées par les étudiants eux-mêmes.
Les mosquées et le tissu associatif: l’impact de proximité
Le discours religieux et associatif touche là où la publicité n’arrive pas. Un prêche sur le respect de la voie publique, sur la responsabilité envers le voisin, ancre le message dans le quotidien. Les associations de quartier deviennent des relais: elles organisent des nettoyages, identifient les points noirs, et font remonter les besoins réels à la commune.
Tous les médias, tous les écrans
Affichage urbain: Des 4×3 simples et forts dans tous les axes. Pas de longs textes. Un slogan, un visuel tangeois, un appel à l’action.
Presse écrite et locale: Les hebdos, les sites d’info doivent tenir une rubrique “Tanger NdiFa” avec des avant/après, des portraits d’agents, des chiffres.
Radios: Spots en darija. Des chroniques avec des habitants, des commerçants, des écoliers.
Réseaux sociaux: Le terrain décisif. Défi #TangerNdiFa sur TikTok et Instagram, pages Facebook de signalement réactives, vidéos de jeunes qui montrent “mon quartier avant/après”. Si la ville n’est pas sur les réseaux, la saleté y gagnera.
Les acteurs économiques: rendre la propreté visible et valorisée
Chaque café doit avoir son trottoir propre. Chaque chantier doit bâcher et nettoyer. Chaque entreprise peut adopter une rue ou financer des corbeilles. Un label “Partenaire Tanger NdiFa” à afficher en vitrine crée de la fierté et de l’émulation.
La condition clé : la durée et la cohérence
Une campagne de 2 semaines ne change rien. Il faut 3 ans de présence, avec un seul logo, une seule couleur, un seul slogan. Il faut montrer les progrès: moins de dépôts sauvages, plus de poubelles vidées, des plages propres en été. Les habitants doivent voir que leur effort sert.
Tanger n’a pas besoin qu’on lui fasse la morale. Elle a besoin qu’on lui donne envie. Envie d’être fière de sa rue, de son quartier, de sa ville.
La propreté n’est pas une contrainte. C’est la carte de visite de Tanger. Et pour la réussir, il faut que la ville entière parle d’une seule voix.
Par Abdeslam Reddam


























