« Nous devenons ce que nous faisons de manière répétée. L’excellence, n’est donc pas un acte, mais une habitude. »
(Aristote)

A Tanger, sommes-nous réellement dans cette dimension? Certes, nous n’arrêtons pas d’applaudir les projets réalisés dans le cadre du programme Tanger métropole, spécialement le chantier du réaménagement des bâtiments et ruelles de l’ancienne Médina, mais l’apparition de certaines failles concernant quelques projets, nous pousse désormais à nous interroger sur le niveau de la qualité des travaux entrepris jusqu’à aujourd’hui.
La goutte qui a fait déborder le vase est ce sol complètement cassé de la demeure de Perdicaris. Un parquet en bois tout neuf qui a été posé il y a à peine quelques mois et, bien sûr, qui a coûté cher à l’aménageur.
Finalement, qui est responsable de cette dramatique situation? La société qui a vendu et posé le parquet ou la partie responsable du contrôle des matériaux utilisés et du suivi du chantier?
La vérité, les responsables ce sont ces « cadres » de la Wilaya à qui incombe naturellement de vérifier et de contrôler toutes les phases du projet, de A à Z. Évidemment, cela n’a pas été fait, sinon le parquet de cette salle du palais Perdicaris, devenu musée, ne se serait pas cassé.
Alors y aura-t-il une enquête pour déterminer les responsables et seront-ils « recadrés » pour ne pas dire punis?
Car il est temps que les patrons de cette ville changent de style et de manière dans la gestion de ses projets. Il est en effet anormal de continuer à fermer l’œil et à faire comme si rien ne s’est passé. Que ce n’est pas si grave tant que c’est réparable. Il est anormal de laisser faire et de gaspiller des budgets colossaux pour un résultat très négatif.

On change l’équipe qui ne gagne pas!

Une gestion saine et efficace a besoin d’une équipe sérieuse, qui s’obstine à réaliser d’excellents résultats, peu importe le domaine de son action. Bizarrement, cela fait plusieurs années que des projets de développement de Tanger, sont presque automatiquement signalés comme mal faits et présentant des défauts, mais officiellement, la première autorité responsable n’a jamais rendu public sa réaction.
Comme si, à la fin, elle préfère se taire et continuer avec les mêmes erreurs et les mêmes hommes qui les commettent.
Est-ce que, par exemple, le Wali n’est pas mis au courant de ces défaillances? Est-ce qu’il donne ses ordres et instructions mais qui ne sont pas respectées par la suite? Car dire qu’il n’est même pas mis au courant serait inimaginable et inadmissible. Ce serait le comble alors!
Cette logique pousse certains observateurs à se demander pourquoi le Wali, Mohamed Mhidia, ne change pas tout simplement une équipe incapable d’être correcte, digne de sa confiance et de celle des Tangérois.
Des cadres, des ingénieurs, des architectes, des financiers (peu importe la fonction et le grade), qui travaillent à la Wilaya depuis des années et dont le résultat des efforts est un parquet cassé un mois après sa pose, des murs de bâtiments historiques restaurés qui présentent déjà des fissures, des poteaux de l’éclairage public, dans les jardins et partout dans la ville, qui sont devenus un vrai danger de mort…
Et face à cette situation devenue insupportable personne n’ose taper sur la table.
Bien sûr le constat de la Wilaya est le même concernant les communes où le laisser-aller est encore pire. Il n’y a qu’à voir la situation catastrophique de la ville concernant le secteur de la propreté.
A.R.