“Jennifer et Yhtimad, vous ne pouvez imaginer l’honneur que vous me faites en me permettant d’échanger avec mes amis autour de mon humble contribution à l’écriture, dans ce lieu mythique qui a souvent enflammé mon imagination. Merci”.
C’est avec ces mots de remerciements que Najib Arfaoui exprime son enthousiasme de retrouver ses amis et lecteurs le lundi 16 mai à la Légation américaine de Tanger.
L’écrivain Tangérois y présentera ses 4 romans racontant 4 histoires différentes mais qui ont en commun sa ville natale de Tanger.
Lors de la présentation de son quatrième roman, Njib Arfaoui avait déclaré à la Dépêche du Nord avoir avec Tanger “une relation bizarre, le sentiment qu’éprouverait un homme trompé par celle qu’il continue à aimer en dépit de tout. Adolescent vers les années 56, Tanger représentait pour moi une promesse d’ouverture sur le monde, avait une identité à part de laquelle j’étais fier et qui m’avait guidé dans mes choix de vie. Cette relation puissante car désirée du plus profond de mon âme fut rompue unilatéralement. Je me suis senti trahi, abandonné. Je l’ai quitté à mon tour. Mais elle continue à vivre en moi, la nostalgie se mêlant aux souvenirs. Il est donc normal que Tanger trouve une place éminente dans tous mes récits.”
«Au-delà du simple souvenir» est le quatrième roman de l’écrivain Tangérois après «Tingis café», «Vers cette rive inconnue» et «La fille Dar Baroud». A ses 78 ans, Najib explique quil écrit dans l’urgence, comme si le temps lui était compté pour extirper de son être les sentiments douloureux qu’il a traînés, avant que les souvenirs ne s’estompent, comme pour témoigner d’une époque que la grande majorité n’a pas connue et que lui-même fantasme probablement.