Le vice-ministre en chef de Gibraltar, Joseph García, a tenu mardi une réunion en ligne avec le ministre britannique chargé de l’Europe, Leo Docherty, au cours de laquelle ils ont continué à discuter des préparatifs d’urgence au cas où un résultat négocié ne serait pas atteint dans le traité qui régira les futures relations du Rocher avec l’Union européenne après le Brexit.
Cette rencontre intervient après celle tenue par les deux parties à Londres le 29 janvier. Joseph García a déclaré après la réunion : « Même si le Royaume-Uni et Gibraltar se sont engagés à conclure un traité entre l’UE et le Royaume-Uni et continuent de travailler pour atteindre cet objectif, nous travaillons également ensemble pour revoir les plans d’urgence.
Les autorités britanniques font pression sur le ministère des Affaires étrangères pour que l’Espagne assouplit les contrôles de passage de milliers de citoyens britanniques résidant à Gibraltar, car ils ne sont pas officiellement enregistrés dans la colonie et qui, à cause du Brexit, ne peuvent pas franchir la porte sans justification. Selon diverses sources consultées par cette rédaction, l’argument avancé par les Britanniques est l’imminence supposée d’un accord entre l’UE et le Royaume-Uni qui réglerait le statut du Rocher au sein des 27. Cependant, à La Verja ils restent à jour aujourd’hui les contrôles typiques d’une frontière extérieure, en dehors de l’accord de Schengen, à l’exception des citoyens de Gibraltar.
À partir du 1er janvier 2021, les ressortissants britanniques qui souhaitent entrer en Espagne, comme c’est le cas pour tout citoyen d’un pays tiers hors UE, doivent disposer d’un passeport valide et se conformer aux exigences établies dans le code frontières Schengen, parmi lesquelles se trouvent les nécessité de justifier à la fois du but, des conditions et de la durée du séjour prévu, ainsi que de disposer de moyens de subsistance suffisants. Bien qu’exempté de visa, le séjour ne peut excéder 90 jours par période de 180 jours, que ce soit en une ou plusieurs visites.