La Galerie KENT est heureuse de présenter la première exposition personnelle de: RICKY LAVERN MARTIN »my eyes are burning »
«I am sensitive to the people and things that surround me, I am viscerally attracted by their energy. I like to photograph the difference: a magical moment that for me sets the authenticity .»
R.L. Martin
Les photographies de Ricky Lavern Martin sont comme enracinées dans le territoire, habitées d’une simplicité désarmante tout en conservant un caractère énigmatique, celui des êtres vivants, des lieux et des objets dans leur nudité absolue, «leur être-là».
L’artiste s’attache à l’observation de la société, à l’analyse précise d’un terrain, il prend pour source les communautés au contact desquelles il évolue et en observe les rites, les coutumes, les gestes et les décors qui leurs servent de quotidien.
Avec la complicité des personnes qu’il rencontre, se construit alors un récit entre documentaire et fiction où la poésie et l’utopie supplantent le simple constat d’une situation. Chaque image s’élabore autour de la notion de rencontre entre des corps, qu’ils soient personnes, animaux, objets, architectures ou éléments paysages. Ainsi si l’image est le prétexte à la rencontre, c’est finalement la rencontre qui devient prétexte à l’image. Alors la photographie n’est qu’une surface, et devient ainsi un moyen de relayer une certaine forme d’empathie
Pour son travail photographique, Ricky Lavern Martin utilise la couleur et axe sa recherche sur un cadrage précis, une certaine qualités de lumière et des atmosphères choisies qui l’aident à figer des instants décisifs. Les images de rues, de quartiers populaires prises au Maroc, en Géorgie, en Inde, aux États-Unis, au Bangladesh, en Égypte, en Indonésie et au Sénégal, transmettent céans l’idée d’une universalité des qualités et des valeurs humaines.
Si chaque photographie garde une autonomie propre, c’est dans l’espace que l’oeuvre se déploie. À la façon d’une composition musicale, Ricky Lavern Martin envisage l’accrochage de manière à produire du mouvement visuel qui naît de la cohabitation des images entre elles.
Kenza Amrouk
my eyes are burning
ENTERING THE DANCE
Extrait
Poète sans frontières, chercheur de vérité, danseur, enseignant, esthète, compagnon de comptoir, ami. Photographe.
Bien que cela ne fasse que cinq ans que Ricky Lavern Martin se soit épris d’un appareil photo, il a toujours été un faiseur d’images. Des images et des cartographies des recoins du monde, des gens, des animaux. Je me souviens d’un moment où nous parlions de son prochain voyage ( Atlanta ? Tbilissi ? qu’importe…), je lui ai demandé s’il avait des amis là-bas. Les yeux écarquillés, il m’a lancé « Well, not yet ! » (cela reste à faire !), étonné que je n’ai pas encore saisi l’essentiel de la chose. […]
Chaque image est complexe, et en juxtaposition elles sont étranges, ensorcelantes, délicieuses. Le travail d’un artiste insoucieux des définitions de toute sorte, un poète qui ne réclame qu’une tenue de rechange et son appareil, une vieille âme avec un cœur d’enfant. Vivre ces photographies fait ressentir la portée fondationnelle du monde selon Martin : l’empathie humaine.
Kristi Jones
www.galleykent.com
























