Le système de contrôle aux frontières Schengen EES pose un grave problème aux chauffeurs du transport TIR marocain et les patrons des grands groupes et sociétés investissant dans ce secteur tirent l’alarme.

La grève peut faire pression pour trouver une solution rapide et efficace au problèmes auxquels font face les professionnels du secteur du transport international routier, mais le débat aussi.
C’est dans ce cadre que M. El Mootamid Abbad Andaloussi, président du Club des Opérateurs Economiques Agréés au Maroc (OEA) et patron du groupe Futur Trans Atlantique (FTA Logistics), a pris part, le mercredi 8 avril, à une rencontre à Rabat pour discuter de ce problème.
En effet, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de commerce extérieur 2025-2027, et notamment des ateliers visant à dynamiser les exportations vers les marchés européens, M. Omar Hejira, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Industrie et du Commerce chargé du commerce extérieur, a présidé une réunion entièrement consacrée aux difficultés rencontrées par les professionnels du transport routier international, en particulier l’obtention des visas Schengen et son impact sur le bon déroulement des échanges commerciaux marocains.
Cette rencontre visait à élaborer des solutions pratiques et efficaces aux problèmes liés au transport routier de marchandises entre le Maroc et l’Union européenne.
Au cours de la réunion, les difficultés rencontrées par les entreprises de transport routier international ont été mises en lumière, compte tenu du rôle stratégique que joue ce secteur pour la compétitivité des exportations marocaines vers l’Union européenne, principal partenaire commercial du Royaume. La réunion a également porté sur les répercussions de ces contraintes sur le bon déroulement des chaînes d’approvisionnement et le respect des délais de livraison, notamment dans des secteurs vitaux tels que l’agroalimentaire, le textile et l’automobile.
À l’issue de la réunion, M. Omar Hejira a souligné la nécessité de poursuivre le dialogue et la coordination avec les différents partenaires afin de trouver des solutions équilibrées garantissant la fluidité des échanges commerciaux et tenant compte des spécificités du secteur du transport terrestre international. Ceci renforcera la position du Maroc en tant que partenaire fiable au sein des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Des représentants de plusieurs ministères concernés ont participé à cette réunion, notamment le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains de l’étranger, le ministère des Transports et de la Logistique, et le ministère de l’Intégration économique, des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Emploi et des Compétences.