José Luis Rodríguez Zapatero
Ancien président du gouvernement espagnol

Dans un entretien avec le journaliste espagnol León Gross, sur le thème de la crise politique entre le Maroc et l’Espagne, l’ancien président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, a indiqué qu’il opte pour : “retrouver la confiance dans les relations entre l’Espagne et le Maroc” et surtout “corriger les erreurs si elles ont été commises”.
L’ancien homme politique espagnol considère que «la relation avec le Maroc est essentielle pour l’Espagne».
Par ces déclarations, José Luis Rodríguez Zapatero, appelle les deux parties à regagner la confiance après que l’Espagne ait accueilli le chef de la milice du Polisario, accusé de crimes de guerre et de graves violations des droits de l’homme à Tindouf. L’ancien président a conseillé aux deux gouvernements de ne pas faire de déclaration et de travailler ensemble pour résoudre ce conflit politique et diplomatique.

Zapatero a également recommandé à la fois au gouvernement espagnol dirigé par le PSOE et à l’opposition représentée par le PP,  dans un entretien avec Canal Sur Televisión: “Je voudrais voir le PP et le gouvernement dialoguer et travailler ensemble pour retrouver cette relation de confiance avec le Maroc “.

José Manuel Garcia Margallo
Ancien ministre espagnol des Affaires étrangères

L’Espagne est appelée à reconsidérer sa position sur la question du Sahara dans le nouveau contexte géopolitique marqué par la décision des Etats-Unis de reconnaître la souveraineté du Maroc sur les provinces du Sud, a souligné l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Garcia Margallo.
« Je crois que l’Espagne doit reconsidérer sa position sur le Sahara dans le nouveau contexte géopolitique, après la décision des Etats-Unis », a relevé Margallo qui était l’invité, mardi soir, de l’émission Atalayar sur « Capital Radio ».
Le gouvernement espagnol a tourné le dos à l’évolution du contexte international suite à la décision américaine, a-t-il relevé, notant que Rabat et Washington entretiennent une relation très spéciale parce que le Royaume a été le premier pays à reconnaître les États-Unis d’Amérique. Lorsque le monde était divisé en deux, le grand allié des États-Unis était le Maroc, a-t-il rappelé.
Margallo a par ailleurs mis en garde contre les risques de la création d’un pseudo-état dans la région, relevant que lorsqu’il était à la tête de la diplomatie espagnole il a dû gérer les conséquences d’une « attaque terroriste » dans les camps de Tindouf qui s’est soldée par l’enlèvement de deux coopérants espagnols et une italienne.
La conjoncture géopolitique internationale a changé et le gouvernement de Pedro Sanchez n’arrive pas à tirer les leçons de ces mutations, a-t-il estimé, ajoutant que l’expression « référendum d’autodétermination» a disparu des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU depuis 2003.
En plus, a expliqué Margallo, le Maroc a retrouvé sa place au sein de l’Union Africaine et plusieurs pays arabes et africains ont ouvert des consulats dans les villes de Dakhla et Laayoune, alors que d’autres envisagent de le faire.
«Quand les circonstances changent, on doit changer. Nous devons nous adapter au nouveau contexte. C’est un problème que nous devons résoudre», a-t-il conclu.

José Bono
Ancien ministre espagnol de la Défense

L’ancien ministre espagnol de la Défense, José Bono, a déclaré dans le programme de la sixième «Liarla Pardo»: «Je sais pour avoir été ministre de la Défense et chef des services secrets que grâce au royaume du Maroc en Espagne, nous avons pu arrêter de nombreux terroristes radicaux et nous avons pu empêcher des attentats avec des morts “.  «J’atteste que c’est le cas», a-t-il assuré.
Pour cette raison, il a déclaré qu’il n’allait «applaudir aucune action non humanitaire du gouvernement marocain, mais vouloir ne pas s’entendre avec le Maroc et ne pas vouloir reconnaître ce qui est bon pour l’Espagne dans sa manière d’agir est suicidaire. ”

Francisco Marhuenda
Directeur du journal La Razon

Francicso Marhuenda est le patron du journal espagnol La Razon. Il a exprimé dans une vidéo son analyse des relations maroco-espagnoles.
« La plus grande erreur de l’Espagne est de ne pas voir combien le Maroc est important pour nous afin de savoir comment se comporter avec lui », a dit Francisco Marhuenda. Il explique que le Sahara est très important pour les Marocains et pour le Roi du Maroc. Néanmoins, dit-il, le gouvernement, par son inexpérience, a commis plusieurs erreurs dont celle en relation avec le chef des séparatistes du Polisario admis dans un hôpital espagnol avec un faux passeport délivré par le régime algérien.
Ces erreurs du gouvernement espagnol ont touché les Marocains qui ont laissé des milliers d’immigrants illégaux entrer en Espagne, explique-t-il.