Heureux qui comme Ulysse s’en va en guerre
Amelioré, modifié, transformé.
Le cheval est si singulier par sa beauté, ses courbes ciselées et son omniprésence dans un imaginaire de bravoure et de victoire, lié aux hommes, compréhensif et obéissant, d’une intelligence servile. C’est l’animal le plus représenté dans l’art depuis les premières peintures rupestres. Puis en statues ou en peinture soutenant les rois et les généraux, galopant empli de rage vers l’ennemi, presque fier de mourir sur le champ de bataille. On le voudrait volontier libre, courant dans les herbes hautes, en oubliant un peu vite que cette liberté c’est nous qui l’avons tuée. En réalité cet animal est le seul (avec l’Homme) capable de mourir pour des raisons qui le dépassent. Il ne nous vend qu’une seule chose, la guerre, partout et pour toujours.
Le « Donkey Museum » présente une exposition qui s’inscrit dans une réflexion et une tentative de déconstruction de nos symboles civilisationnels. Marceau, jeune artiste, a essayé de retransmettre sur différents supports le cheval sans ses fards, beautée fine mais aussi absurdité d’une création guerrière. Pourquoi, à la vue d’un tel animal, éprouvons nous tel sentiment, quelles ombres nous enveloppent au pied des grandes statues victorieuses?
Ne ratez pas l’occasion de rencontrer l’artiste et de discuter de ce qui l’anime.
Adresse: Rue de la kasbah,
au donkey museum

























