Se balader à pied dans les boulevards de Tanger, cette partie du centre-ville récemment réaménagée, permet facilement de remarquer que quelques éléments essentiels dans la vie urbaine manquent un peu partout.

Petit exemple: de la rue du Mexique jusqu’au boulevard Pasteur et une grande partie du boulevard Mohamed V, l’avenue Allal Benabdellah où se trouve le lycée Regnault et l’hôtel Chellah, et puis l’avenue Prince Héritier pour revenir à la place Faro… Sur tout ce trajet, il n’y a aucune petite poubelle.
En fait, quand les trottoirs de ces axes ont été réaménagés, les autorités responsables ont soit oublié d’installer ces poubelles, soit qu’elles ne les avaient même pas incluses dans ces projets.
La seule petite exception se trouve sur la place Faro, Sour Maagazine, où des bacs à ordures en céramique ont été installés, car faisant partie du décor.
Sur le boulevard Mohamed V, il existe à peine deux vieux bacs d’ordures tout près de l’hôtel Flandria.
Et ailleurs, c’est le vide total…!
Quand on espère que les gens cessent de jeter les déchets partout pour garder propre la ville, on doit aussi penser à la doter de bacs poubelles incitant les habitants à les utiliser.
On le sait tous. Les bacs poubelles sont cruciaux pour la propreté urbaine, l’hygiène publique et la protection de l’environnement, en permettant une collecte ordonnée des déchets pour éviter la pollution au sol, prévenir la propagation des maladies, et surtout, faciliter le tri sélectif et le recyclage des matériaux, réduisant ainsi les déchets en décharge et conservant les ressources naturelles. Ils sont essentiels pour une gestion des déchets efficace et pour sensibiliser les citoyens à la responsabilité environnementale.
Au moment où l’on espère que les autorités locales investissent davantage dans les bacs enterrés qui réduisent l’encombrement des trottoirs, limitent les odeurs et les risques de fouille, et automatisent le processus de vidage, on voit qu’elles négligent même les petits bacs, élémentaires pour garder propre la ville.

Par A. REDDAM