Le réaménagement de la Palaza de Toros de Tanger rappelle l’existence d’un autre espace qui mériterait également une restauration, le sauvant de l’oubli dont il est victime depuis des décennies.
La colline de Charf n’est-elle pas aussi une zone des plus importantes de la ville? Charf n’est pas juste une colline mais tout un quartier, jadis calme et bien « soigné ». Il est aussi une partie importante de l’histoire de Tanger présentant deux monuments qui sont complètement abandonnés actuellement. La tour de contrôle avec son phare et le Mirador proposant une vue des plus belles sur la baie et le détroit de Gibraltar.
Mais hélas, ce beau quartier, qui n’avait rien à envier à celui de Rmilat, avec ses petites villas et ses zones forestières, aujourd’hui disparues, souffre depuis assez longtemps d’une marginalisation totale et aussi d’une construction anarchique ayant rendu sa partie donnant sur la Plaza de Toros très laide.
Certains pourraient dire qu’on exagère à trop parler de ce quartier. Cependant, ils ignorent sûrement que Charf n’est pas un simple quartier et qu’il fait partie de la mythologie de Tanger.
Selon l’histoire, l’une des aventures des douze travaux d’Hercule se veut être la cause de cette colline. Platon raconte que « Hercule devait voler 3 fruits d’or des jardins des Hespérides. Ces jardins appartenaient à Antée qui était le fils de Poséidon (Dieu de la Mer) et de Gaïa (Déesse de la Terre). Il confie la garde à trois nymphes et Landon, un monstre à cent têtes.
Pour arriver combattre ce démon, Hercule usa de la ruse pour envoyer combattre à sa place, le Dieu Atlas qui portait la voûte céleste. Une fois la bête terrassée, Hercule pénétra dans le domaine de Antée, où se déroula un combat colossal. Puisque Antée était le fils de Gaïa, à chaque fois qu’il touchait le sol, il retrouvait sa force. C’est pour cela que le demi dieu dû étouffer dans les airs son adversaire, avant de jeter sa dépouille près de la plage, à l’emplacement actuel de la colline Charf. Durant le combat, l’épée d’Hercule aurait entaillé le sol, ce qui serait à l’origine du détroit de Gibraltar… »
Défigurer cette colline par des constructions anarchiques qui « dévorent » le peu d’espace libre restant encore de Charf, c’est effacer entièrement cette partie de l’histoire de Tanger et de son mythe.
L’idéal serait de programmer un projet de réhabilitation du phare et de sa tour de contrôle, mais aussi mettre plus en valeur le Mirador et sa zone verte où quelques arbres résistent encore avant de disparaître.
Il y a aussi ce petit cimetière à l’abandon qui mérite un aménagement total, la route menant au phare et les maisons qui font partie de cette zone haute de la colline.
A.R.
La colline de Charf n’est-elle pas aussi une zone des plus importantes de la ville? Charf n’est pas juste une colline mais tout un quartier, jadis calme et bien « soigné ». Il est aussi une partie importante de l’histoire de Tanger présentant deux monuments qui sont complètement abandonnés actuellement. La tour de contrôle avec son phare et le Mirador proposant une vue des plus belles sur la baie et le détroit de Gibraltar.
Mais hélas, ce beau quartier, qui n’avait rien à envier à celui de Rmilat, avec ses petites villas et ses zones forestières, aujourd’hui disparues, souffre depuis assez longtemps d’une marginalisation totale et aussi d’une construction anarchique ayant rendu sa partie donnant sur la Plaza de Toros très laide.
Certains pourraient dire qu’on exagère à trop parler de ce quartier. Cependant, ils ignorent sûrement que Charf n’est pas un simple quartier et qu’il fait partie de la mythologie de Tanger.
Selon l’histoire, l’une des aventures des douze travaux d’Hercule se veut être la cause de cette colline. Platon raconte que « Hercule devait voler 3 fruits d’or des jardins des Hespérides. Ces jardins appartenaient à Antée qui était le fils de Poséidon (Dieu de la Mer) et de Gaïa (Déesse de la Terre). Il confie la garde à trois nymphes et Landon, un monstre à cent têtes.
Pour arriver combattre ce démon, Hercule usa de la ruse pour envoyer combattre à sa place, le Dieu Atlas qui portait la voûte céleste. Une fois la bête terrassée, Hercule pénétra dans le domaine de Antée, où se déroula un combat colossal. Puisque Antée était le fils de Gaïa, à chaque fois qu’il touchait le sol, il retrouvait sa force. C’est pour cela que le demi dieu dû étouffer dans les airs son adversaire, avant de jeter sa dépouille près de la plage, à l’emplacement actuel de la colline Charf. Durant le combat, l’épée d’Hercule aurait entaillé le sol, ce qui serait à l’origine du détroit de Gibraltar… »
Défigurer cette colline par des constructions anarchiques qui « dévorent » le peu d’espace libre restant encore de Charf, c’est effacer entièrement cette partie de l’histoire de Tanger et de son mythe.
L’idéal serait de programmer un projet de réhabilitation du phare et de sa tour de contrôle, mais aussi mettre plus en valeur le Mirador et sa zone verte où quelques arbres résistent encore avant de disparaître.
Il y a aussi ce petit cimetière à l’abandon qui mérite un aménagement total, la route menant au phare et les maisons qui font partie de cette zone haute de la colline.
A.R.
























