Une Cinquantaine de travailleurs de la compagnie maritime Trasmediterránea à Algésiras et délégués syndicaux de CCOO et de la Coordinadora de Trabajadores de los Puertos de Andalucía (CTPA) se sont rassemblés, lundi dernier, aux portes de la gare maritime du port de cette ville pour protester contre le retard dans le paiement des salaires du mois de novembre. Les grevistes ont aussi demandé à l’entreprise un plan de viabilité garantissant l’avenir et mettant fin à l’incertitude sur son avenir, du fait de la crise financière qu’elle subit et qui a été aggravée par la pandémie de Covid-19.

Le secrétaire régional de la Fédération des services aux citoyens CCOO, Miguel Alberto Díaz, a déclaré lors du rassemblement que «nous avions déjà dit il y a deux ans que l’opération ARMAS n’était pas claire, car la compagnie ne disposait pas de suffisamment de capital pour acheter une entreprise comme Trasmediterránea, mais nous sommes ici, pour que le gouvernement, qui doit fournir des financements et des mesures budgétaires pour que l’entreprise puisse flotter, le fasse en garantissant l’activité et les emplois ».
Naviera Armas, le groupe maritime propriétaire de Trasmediterránea, s’est adressé à la Société d’État pour les participations industrielles (SEPI) en novembre dernier pour demander son sauvetage par une injection de fonds publics, après que la société canarienne elle-même ait annoncé un plan de restructuration de la dette, niant une éventuelle faillite.
Les syndicats réclament la présentation d’un plan de viabilité appuyé par l’état, étant donné qu’il existe un Fonds d’Appui à la Solvabilité des Entreprises Stratégiques, géré par SEPI et doté de 10000 millions d’euros permettant de soutenir les entreprises de valeur stratégique pour l’économie espagnole. La demande de Naviera Armas est toujours en cours d’étude.