Ils ont géré nos communes entre 2015 et 2021:
8792 élus communaux auraient à peine le niveau du primaire.
4739 ne savent pas lire et écrire.

Cette année, à la majorité écrasante, les candidats aux élections du 8 septembre se sont présentés en citoyens exemplaires souhaitant être élus pour bien servir leur ville et ses habitants.
Dans leurs promesses électorales (ce qui est sensé être un projet politique), ces électeurs n’ont rien laissé au hasard.
Bien évidemment, la santé (pandémie oblige) arrive à la tête de leurs préoccupations. Ils promettent et jurent qu’ils ont la bonne solution. Le remède efficace aux problèmes de la santé publique et même privée.
S’ils oseraient le dire, ils n’hésiteraient pas à annoncer qu’ils sauront combattre le Coronavirus et réduire le taux de mortalité à zéro.
Même espoir porté pour l’enseignement. Les candidats dépassent même l’actuel ministère en insistant qu’ils ont la vraie solution. Et bien sûr, ils comptent tous loger convenablement les citoyens et leur assurer un emploi.
Malheureusement, tous les candidats se présentent à ces élections en brandissant des “slogans”. Ils n’ont aucun projet politique digne de ce nom et espèrent que les citoyens leur donnent leur vote pour leur personne propre (ou sale, ça depend) et pas du tout pour un projet politique, social et économique quils vont défendre jusqu’à le réaliser.
Les candidats prennent les électeurs pour des ignorants. Certains le sont encore, c’est la vérité, mais ils ne sont plus majoritaires. En effet, de plus en plus de citoyens sont conscients de l’enjeu de ces élections. Dans ce groupe, nombreux sont ceux qui ne votent plus ou ne l’ont jamais fait, confirmant par ce choix que l’opération doit dépasser le stade du simple choix du futur élu et s’attaquer  impérativement au vrai objectif: qu’allons-nous choisir comme programmes politiques et pourquoi?
En attendant une réponse à cette énorme interrogation, la majorité des candidats aggravent l’état environnemental des villes en distribuant des dizaines de milliers de tracts qui finissent jetés dans les rues.
Santé, enseignement, logement… et l’environnement ?
“Ça fait chaud au coeur de voir des femmes et des hommes se présenter aux elections avec un certain statut culturel et social honorable…mais nous, en tant qu’électeurs, nous voulons des programmes, on vote pour un parti, pas pour une personne… Si vous voulez réellement nous inciter à voter, il faut publier des programmes et non “des annonces” avec des photos métiers…”, conclut dans sa page FB Amal L. Une citoyenne avertie.

A. REDDAM