Les souverainistes ont toujours eu le monopole de dire la vérité.

Cette tribune à pour but de relever le climat d’ambiance qui règne entre le ministre de la justice M. OUAHBI et les candidats contestataires et surtout les propos aveuglants de notre ministre de la Justice qui peuvent nous entraîner sur une pente extrêmement dangereuse.
On ne va surtout pas faire de la morale et surtout pas cette morale du bien ou du mal ou celle du bon ou du mauvais, cela pourrie le débat.
Ce qui nous intéresse, c’est mettre l’accent sur la nature de ce conflit pour dire que cette bataille est un phénomène très particulier où chacun peut être amené à faire ce qui ne croyait jamais faire de sa vie. On peut appeler cela, escale, engrenage, impulsion, emballement, faiblesse, etc …
L’engrenage dans une guerre, c’est comme une tragédie grecque, une fois qu’on a écrit le début, on va à la fin d’une façon inexorable, inflexible, inéluctable, inévitable et obligatoire.
Par exemple, l’engrenage qui a mené vers la 1ère, la 2ème guerre mondiale ou toutes les guerres et conflits, cela n’est pas de l’analogie comme pourrait penser les imbéciles. C’est juste un exemple pour illustrer ce phénomène génétiquement pur où personne ne veut vraiment ce qu’il va se passer et cela par un enchaînement psychologique où chacun prête à l’autre ses propres angoisses et ses propres ambitions. On finit par arriver à une guerre ou une guerre civile que personne n’avait vraiment voulu.
Et ne pas voir cela, paraît une faute majeure.
Espérons que l’histoire ne nous donne pas raison car notre ministre de la Justice donne l’impression de faire la guerre aux candidats contestataires.
On ne sait pas jusqu’où ça ira mais on observe qu’au fur et à mesure de l’avancée des événements et de leurs déroulements la surenchère continue.
Pour exemple, lors de la revue de presse de M. OUAHBI, ministre de la Justice, à la MAP, il déclare et affirme que son Chef du gouvernement le réconforte, le soutien et l’appuie dans ses actions. En aucun cas, on n’aurait pensé à un tel acte, à une telle œuvre et à un tel geste aussi bien de la part du ministre que du Chef du gouvernement.
Ce qui nous désespère, c’est que ça n’a effrayé personne.
Explication: M.OUAHBI, comme étant un ministre, se considère dans le camps du gouvernement, donc dans le camps de l’Etat et donc dans le camps du “j’ai raison”.
On a peur qu’il peut tout se permettre.
Pour les candidats contestataires, on sait ce qu’ils vont faire, tout est écrit (le recours judiciaire, les plaintes …) et tout est dit (voir les interviews et les conférences de presse). Ne pas les comprendre, c’est refuser leurs doléances, leurs plaintes et leurs griefs.
On pense qu’il y a un risque existentiel chez notre ministre de la Justice, M. OUAHBI.
LE VRAI RISQUE, IL EST LÀ
La preuve est lorsque le ministre de la Justice dit que son Chef de gouvernement l’appuie et le soutien dans ses actions.
Camus disait: “On a besoin de la philosophie des limites”.
Éclaircissement, précision, renseignement et indication; même la meilleure idée à laquelle on ne met pas de limite, finit dans les plus grandes crises. Les ABSOLUS sont terriblement DANGEREUX.
Mettons des limites.
Quel niveau culturel en histoire chez notre gouvernement, franchement, on a de l’empathie. Poliment, on a l’impression qu’ils ont éventuellement un problème de déficit cognitif.
C’EST INQUIÉTANT.
Sans ambages, juste le fait de se poser la question, est-ce qu’ils sont au niveau ? est déjà en soi un diagnostic suffisamment grave.
Le plus inquiétant, c’est que personne ne veut tenir compte de l’histoire, personne ne tire aucune leçon de l’anthropologie, de la sociologie, de la psychosociologie, de tout ce qu’on peut savoir sur le peuple et les sociétés qui sont en présence. Et surtout, personne ne tire aucune leçon de ce que nous savons de l’économie actuelle du monde et de notre situation économique (Mur économique et Inflation).
Posons nous une question:
Est-ce que cette faiblesse psychologique indubitable du gouvernement face aux conflits, ne cachera-t-elle pas une situation où ce gouvernement est complètement égaré et pour lequel ces conflits, ces crises, ces controverses et ces affaires sont une solution. C’est-à-dire que quand on ne sait pas quoi faire, on les crée pour camoufler son désarroi, sa détresse. Finalement, notre peur est que cette espèce de fuite vers les batailles soient une solution du point de vue de certains personnes, puisqu’elles ne savent plus quoi faire.
Le mystère de ce gouvernement, c’est qu’il est paradoxal. Il a presque tout foiré et il reste super solide, résistant. Il est solide, c’est incontesté, malgré ses balivernes et ses billevesées. Mais en fait, c’est parce qu’il a foiré qu’il est solide c’est-à-dire que ce sont les crises qui nourrissent l’attachement des partis de l’Ordre au régime de ce gouvernement.
Le parti de l’Ordre peut provenir de toutes les couches sociales et de tous les partis politiques, c’est une IDÉOLOGIE. C’est un problème de circonstance face à tous les désordres et c’est le parti de l’Ordre qui est le socle de ce pouvoir, puisqu’il y a du désordre.
C’est MATHÉMATIQUE.
Le parti de l’Ordre transcende la question des couches populaires, des classes moyennes et celle des riches.
Nous avons tous relevé et noté que la classe moyenne commence à être très fracturée, très fragile et qu’elle constitue le noyau central de toute démocratie. Aujourd’hui, en raison de l’économie aussi bien mondiale que nationale, cette classe devient très malade, se réduit et s’affaiblit de plus en plus.
La dépression et la dépréciation de la classe moyenne est la pire chose qui puisse arriver à l’économie, la pire chose qui puisse arriver à la cohésion sociale et la pire chose qui puisse arriver à la démocratie.
Ce que nous fait vivre M. OUAHBI, c’est un affrontement entre un parti de l’Ordre, qui va se réduire, et le parti du Reste de la population.
Le parti de l’Ordre, d’après l’histoire politique, vient toujours voir le gouvernement au début des crises et des conflits en lui disant de ne pas céder et que ce n’est pas la rue qui commande. La rue s’est le désordre.
Après plusieurs semaines de désordres, parce que les ordres commencent à coûter très cher, le parti de l’Ordre revient auprès du gouvernement faire pression pour arrêter les frais. Car, il apparaît, au parti de l’Ordre, qu’il est lui même un élément du désordre. Donc le parti de l’Ordre est un parti sur lequel on ne peut jamais compter à l’avenir car l’avenir est incertain surtout l’avenir actuel.
Rappelons que certaines classes sociales sont à la limite de la rupture. L’inflation, par dessus tout, constitue un danger énorme surtout à partir du moment où on ne peut pas indexer les salaires ou les augmenter suffisamment.
Ceci est aussi LE VRAI problème.
Avoir pris, la responsabilité de nourrir ce conflit et de ne RIEN faire pour essayer de l’empêcher ou de l’arrêter le plus tôt possible est IRRESPONSABLE, IRRÉFLÉCHI et INSENSÉ et surtout SAUGRENU.
Pour conclure, évitons de rajouter de l’inquiétude et soyons TRÈS TRÈS TRÈS clair, il n’y a pour sortir d’une guerre, qu’un seul remède:
LA SOUVERAINETÉ.
Ce sont les États forts qui empêchent les guerres, les crises et les conflits et ce sont les États faibles qui les attirent. C’est un état de fait de la politologie.

Oussama OUASSINI, l’homme qui murmure aux oreilles des Hommes d’Etat.