Charismatiques et visionnaires, des leaders nous marquent souvent en raison de leur personnalité flamboyante, de leur éloquence et de leur assurance.
Être humble, c’est savoir féliciter les autres. C’est mettre en lumière la réussite de ceux qui ont accompli leur travail.
C’est aussi aider ses collaborateurs à se libérer de la cécité qu’engendrent le sentiment d’infériorité et leur permettre de voir au-delà de ce qu’ils pensaient possible. C’est reconnaître que la carte la plus puissante à jouer pour un leader consiste à surprendre ses collaborateurs en train de bien faire.
Être humble, c’est savoir quitter son refuge passé et naviguer vers les risques de l’inconnu. C’est se détacher des bonnes vieilles recettes à succès. C’est prendre des risques, reconnaître qu’une sagesse intuitive fondée sur l’expérience est une ressource précieuse et que savoir identifier le moment et la manière de laisser le champ libre est la marque véritable d’un leadership maîtrisé.
Être modeste ne veut pas dire manquer de confiance en soi. Se mettre en retrait pour laisser les autres monter sur le podium n’induit en aucun cas un manque de détermination à gagner. L’absence d’arrogance n’équivaut pas à un manque de fierté. Etre humble n’a rien à voir avec hésitant, en retrait ou lent à agir. Cela n’implique pas non plus un manque de force mentale et/ou d’assurance.
L’humilité est le secret dont bien des dirigeants ont besoin pour conduire les entreprises à la prospérité et obtenir d’excellents résultats mais aussi réinventer un monde fondé sur le respect de la dignité humaine, l’inclusion et la croissance pour chacun d’entre nous.
Sur cette belle note, je vous souhaite chers lecteurs mes meilleurs vœux pour la fête du sacrifice du mouton.

عيد مبارك سعيد

Dr Mariam Bendriss