Au Maroc, les femmes actives et leaders sont présentes un peu partout, cheffes, PDG, cadres d’entreprises, Docteures, Médecins chercheuses, militantes …et la liste est longue… Sans oublier qu’au parlement marocain 96 sièges leurs ont été accordés.
La femme a toujours été un élément actif et source de bonheur au sein de son foyer, voire même la colonne vertébrale, mais actuellement au 21ème siècle elle a bien fait entendre sa voix et s’est très bien imposée dans la société. Ceci n’a pas été facile et a une petite histoire derrière.
Revenant un peu en arrière, au Maroc, toutefois, la structure qui fonde la société a pendant longtemps exclu les femmes de l’exercice du pouvoir dans l’espace public. Il a fallu attendre l’accès des filles à l’école et son accélération après l’indépendance du Maroc à la fin des années 50 pour que commence à émerger la question de la participation des femmes dans l’espace public.
Revenant un peu au monde de l’entreprise où le leadership féminin a souvent été associé à la douceur, la discrétion, l’empathie ou encore l’écoute, la gent féminine exercerait davantage un leadership participatif. Leurs homologues masculins, de leur côté, se voient étiquetés d’un leadership directif qui favorise l’autorité et la rigueur.
En réalité, ce clivage n’existe pas. L’essentiel pour chacun est de trouver le juste équilibre et d’inventer son propre style de leadership. Voilà tout l’art de l’innovation managériale! Chaque individu, peu importe son genre, doit apprendre à puiser dans son intelligence émotionnelle pour créer du lien avec ses équipes, tout en sachant se montrer directif lorsque nécessaire. Autrement dit, exercer un leadership efficace résulte d’un doux mélange entre écoute, communication, bienveillance, management agile, assertivité et fermeté. Des valeurs managériales dont s’inspirent d’ailleurs de nouvelles pratiques de leadership, comme le leadership transformationnel.
La mobilisation féminine isolée de la construction démocratique globale, ne saurait à elle seule asseoir un véritable leadership au féminin, ayant pour seul crédo le mérite, et non des revendications réduites à des arguments de genre.
Bref, je clôturerai cette chronique par cette expression qui m’a interpellé et qui dit «Il Faut élever les futures générations sur les bases d’équités et de respect de la parité».

À bon Entendeur
Bonne lecture et Bonnes fêtes

Dr Mariam Bendriss