Passées les élections communales, passée l’installation d’un nouveau bureau à la mairie, que dirige désormais Mounir Lymmouri, lui-même entrepreneur dynamique et ambitieux, l’heure aujourd’hui est à l’adoption d’une nouvelle manière de gestion.
En effet, si jadis on se disait tous que les résultats du travail effectué par l’ancien bureau communal (PJD) sont logiques parce que ses membres avaient un savoir-faire très limité, pour ne pas dire nul, cette raison n’est plus valable depuis que Mounir Lymmouri est à la tête de la mairie.
Sûrement les problèmes sont les mêmes, mais la dynamique a forcément changé et devrait être nettement meilleure.
Le jeune maire Mounir Lymmouri est un industriel, et par conséquent un businessman qui pense logiquement aux bénéfices et aux pertes. Sa logique est donc mathématique. D’où l’importance qu’il se mette à résoudre cette équation que l’ancien bureau n’a jamais voulu étudier.
Un des dossiers les plus abandonnés par l’ancienne équipe dirigeante de la mairie de Tanger est celui des factures impayées des architectes qui ont offert de magnifiques bâtiments à la ville dans le cadre du programme Tanger métropole. Des infrastructures gigantesques qui ont nettement amélioré l’état urbanistique de la ville et surtout son offre dans divers secteurs d’activité, artistique et culturels notamment.
Malheureusement, après plusieurs années d’attente, les honoraires de ces architectes n’ont toujours pas été payés. Leurs dossiers et leurs factures “pourrissent” dans les tirroirs de la commune urbaine ou peut-être même dans ses archives.
La réponse, solennelle, des anciens responsables de cette commune était claire: “allez porter plainte devant les tribunaux…!”
Une réponse qui signifie plus un refus catégorique de les payer que l’expression d’une incapacité de le faire à cause de l’absence des moyens financiers.
Mais aujourd’hui, même si la trésorerie de la mairie est toujours dans le rouge, Mounir Lymmouri saura au moins réunir ces jeunes architectes et discuter avec eux des possibilités de trouver une solution rapide à leur problème.
Il l’a fait une fois en donnant sa promesse de résoudre ce problème, mais depuis il n’y a eu aucune action dans ce sens.
Ne rien faire et continuer à ignorer ce dossier n’est plus valable quand le maire est lui-même un acteur économique qui sait mesurer les conséquences néfastes d’un travail non payé.
Malheureusement, le blocage existe aussi à la Wilaya que dirige Mohamed Mhidia, un responsable qui d’habitude ne laisse passer aucune imperfection dans ses nombreuses missions. Mais apparemment ce dossier relatif aux nombreux projets impayés des architectes lui échappe. Pareil qu’à l’ADPN qui est le bras financier de la Wilaya et qui continue de faire la sourde oreille concernant ce sujet.
Jusqu’à quand?
A. REDDAM