Dans une déclaration à la presse, Houcine Youaabed, responsable de la communication à la DGM, a précisé que cette dépression a entraîné de fortes précipitations, comprises entre 100 et 150 mm en 24 heures, en particulier dans les régions du Loukkos et du nord-ouest.
Youaabed a souligné que Tanger a enregistré, en l’espace de seulement deux jours, un volume de précipitations équivalent à la moyenne habituellement relevée sur deux mois entiers, illustrant ainsi l’intensité des perturbations météorologiques qu’a connues la région.
Le mal est sûrement passé, mais il a laissé des cicatrices difficiles à oublier.
Sur le plan des constructions immobilières, les administrations responsables ont du pain sur le plancher. En effet, tout doit être revu et corrigé, surtout le choix des terrains où il est possible de bâtir de nouvelles constructions et ceux où les dernières inondations ont prouvé que ce n’est pas possible.
Retour sur l’inondation du complexe Nakhil à Tanger
C’est un petit exemple qui s’est répété dans d’autres zones à Tanger et dans d’autres villes et villages. Durant le weekend du samedi-dimanche derniers, à Tanger, de nombreux habitants se sont retrouvés piégés après les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la ville. C’est notamment le cas des résidents du complexe Nakhil, situé près de la gare routière. Isolés par les inondations provoquées par la tempête Marta les habitants de plusieurs autres quartiers, dont celui de Aouama, ont vécu une situation de crise très particulière.
Selon les témoignages, le niveau de l’eau est monté de manière soudaine et spectaculaire dès le début de la soirée de samedi, coupant totalement les accès et rendant toute circulation impossible.
Les habitants indiquent avoir fait face durant plusieurs jours à un phénomène récurrent: le débordement des cours d’eau, entraînant des inondations difficiles à contenir.
« Cette année, avec ces conditions météorologiques exceptionnelles, nous avons vécu cette situation au moins une vingtaine de fois. Durant la semaine dernière, les gens sont restés enfermés chez eux car il était impossible de sortir », confient des résidents.
Sur le plan technique, la dizaine d’immeubles concernés a été construite en contrebas. Lorsque les sols sont saturés, l’eau ne peut plus être absorbée, provoquant l’accumulation de boue et l’obstruction de la chaussée.
La priorité reste désormais l’évacuation rapide des eaux, le nettoyage des zones inondées et, logiquement, de longues réflexions sur les futurs projets de construction.

























