Avant de pouvoir prendre soin des autres, des équipes, des projets ou des organisations, il faut d’abord apprendre à prendre soin de soi. Cette idée peut sembler évidente, mais elle demeure souvent difficile à appliquer dans des environnements où l’engagement se mesure encore à la capacité de s’oublier.
Le care n’est pas une démarche individuelle isolée. Il influence directement la qualité des relations, de la coopération et du leadership. Une personne épuisée dispose de moins de ressources pour écouter, accompagner, décider ou soutenir. À l’inverse, quelqu’un qui préserve son équilibre développe une présence plus juste, une attention plus durable et une capacité accrue à faire grandir les autres.
Les organisations les plus performantes ne sont pas nécessairement celles qui exigent le plus de leurs collaborateurs. Ce sont souvent celles qui créent les conditions permettant à chacun de mobiliser son potentiel sans compromettre sa santé physique, mentale ou émotionnelle. Elles comprennent que le bien-être n’est pas l’opposé de l’exigence, mais l’un de ses fondements.
Ainsi, le care devient une responsabilité partagée. Il ne relève ni du confort ni de la complaisance. Il constitue une manière de penser la performance à travers la préservation des ressources humaines qui la rendent possible.
À suivre
Par Dr Mariam Bendriss
























